Quoi de neuf ?

dimanche 25 mai 2014

"Le petit maître" d'Alain Delacour

La section pédagogie de la Fnac Lyon-Part-Dieu est à pleurer (deux maigres rayonnages, à dix et quarante centimètres du sol, pour les motivés). Bon, l’intérêt, c'est que les nouveautés sont, de fait, mises en valeur puisqu'elles trônent à plat à portée de main des gens qui ne se baissent pas... C'est ainsi que j'ai feuilleté puis suis sorti du magasin avec Le Petit Maître d'Alain Delacour. L'auteur, écrivain public, y relate une série de conversations téléphoniques qu'il aurait eues avec un garçon du huit ans, désireux "d'apprendre des choses aux grandes personnes".


Cliquez sur la couverture pour accéder à l'ouvrage sur Amazon.

L'idée est sympathique, même si le chapitrage et certaines répétitions donnent l'impression que ce roman est constitué d'une série de chroniques publiées dans une revue. Je ne souscris pas à tout (en particulier à une sorte de délire new age en fin d'ouvrage sur les "couleurs", le manichéisme un peu facile et le lien des enfants avec un passé invisible qui serait oublié ensuite)... Non, la richesse du texte est ailleurs : celui-ci initie un questionnement sur la classe qui tombe pile-poil au moment où l'on envisage les aménagements de l'année prochaine, les projets dans lesquels il faudrait se lancer et que l'on n'aura pas l'occasion de mettre en place d'ici début juillet... Et puis il peut constituer une petite piqûre de rappel pour celles et ceux qui ont lu Le Jour où j'ai commencé à aimer l'école. Voici, ci-dessous, quelques extraits que j'ai notés...

"C'est pas parce que tu t'embêtais à l'école qu'il faudrait que nous, aujourd'hui, on s'y embête." (p.37)

"À l'entendre parler, de lui et de ses camarades, j'ai l'impression que les enfants d'aujourd'hui sont différents de ceux de ma génération. Ils paraissent moins dociles, plus éveillés, plus dynamiques, plus créatifs. Plus spontanés aussi : j'ai l'impression qu'ils disent des choses que nous n'aurions jamais osé dire il y a vingt ou trente ans. S'ils sont tellement différents, ce n'est pas étonnant que les méthodes éducatives qui marchaient à peu près quand j'allais à l'école, ne fonctionnent plus vraiment aujourd'hui. Elles sont loin d'avoir évolué à la même vitesse que les enfants." (p.38)

"Elle a un truc génial pour nous aider à progresser. Des fois, au lieu de nous faire faire une dictée, elle écrit au tableau un texte avec plein de fautes. Eh ben je peux te dire, quand c'est la maîtresse qui les fait les fautes, on les voit tout de suite." (p.43)

"On joue aussi au Scrabble ou au Diamino." (p.44)

"Un jour, après leur exposé, des élèves-prof ont proposé de faire une interro." (p.48)

"D'abord, tu commences par rédiger un énoncé. Quand t'as fini, tu le montres à la maîtresse. Si c'est trop facile ou trop difficile, elle t'aide à changer des choses. Quand c'est bon, tu vas écrire au tableau l'exercice que tu as inventé. Les autres, ils doivent marquer le résultat sur leur ardoise et te le montrer." (p.49)

"Je serais curieux de savoir ce qu'il y avait comme promesses dans vos programmes.
– C'était du style : "On téléphonera aux élèves malades le soir pour savoir comment ils vont [...]."
(p.65)

"Tous les jours, avant la fin de la classe, t'as un élève qui dit ce qu'on doit mettre dans nos cartables pour faire nos devoirs à la maison." (p.74)

"Quand elle rend les copies, elle met toujours deux notes : une note de correction et une note de progression." (p.104)

"C'est vrai qu'on a tendance à s'imprégner de l'état émotionnel de la personne, ou "des" personnes, en présence desquelles on se trouve. C'est vrai pour les adultes, mais sûrement davantage encore pour les enfants. Ça peut être instructif, d'ailleurs : quand nos enfants sont énervés, ça peut nous aider à nous rendre compte qu'on l'est nous-mêmes." (p.114-115)

"Qu'est-ce que tu veux, nous vivons dans un monde matérialiste. On aime bien être entourés d'objets. Sans doute ont-ils une fonction rassurante pour les grandes personnes. Un peu comme les doudous ou les jouets pour les petits enfants." (p.116)

"À nous, les parents, les enseignants, d'aider ces dons à se révéler." (p.166)

J'ajouterai que l'épisode des additifs alimentaires (p.60) a certainement initié une recherche que nous avons faite en classe récemment sur les ingrédients d'une immonde soupe de vermicelles aux crevettes que nombre d'élèves dévorent quotidiennement crus en guise de... goûter. 17 additifs, dont 8 qualifiés de toxiques à très toxiques...

Le petit maître, Alain Delacour, Éditions Le Souffle d'Or, Collection Naître et grandir, 184 p., mai 2014, 12,50 €, ISBN 978 2840058511 4

samedi 24 mai 2014

Journal de Bord n°30

Une bonne semaine bien chargée...


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du Journal de bord 2013/14 (2 Mo).

vendredi 23 mai 2014

Prenons un peu d'auteurs (Assises Internationales du Roman 2014)

Grande journée que celle de ce jeudi 22 mai, qui fait suite à celle du 24 janvier dernier... ainsi qu'à plusieurs autres (une petite recherche avec le mot-clé AIR dans le module de gauche vous fera atterrir sur l'édition 2012 au cours de laquelle nous avons reçu Jean-Claude Mourlevat).


Nous nous sommes rendus aux Subsistances pour y rencontrer quatre auteurs de littérature de jeunesse.


Plus d'une centaine de petits livres, créés au sein des 16 classes participantes au projet, ont été finalisés.


Au cours de la matinée, les auteurs nous ont offert la lecture d'un de leurs textes, puis ont répondu à nos questions.


Anne Vantal a écrit spécialement une suite à l'une de ses histoires, alors qu'elle a horreur des n°2...


François Place nous a lu quelques pages d'Angel, l'indien blanc.


Colas Gutman a stupéfié l'assistance en nous faisant découvrir le premier chapitre du Journal d'un garçon.


Et, enfin, Timothée de Fombelle nous a offert la primeur du début de son prochain roman, Le monde de Perle.


Chacun a pu ensuite choisir et emporter un petit livre (avec pour consigne de ne pas prendre le sien, bien entendu). Une petite pensée pour les valeureux membres et amis de la Villa Gillet qui en ont plié plus de 2000...


L'après-midi, nous avons été chaleureusement accueillis par les bibliothécaires du premier arrondissement de Lyon pour un temps de partage d'expériences de lecture avec Timothée de Fombelle et les trois autres classes qui l'ont reçu cette année, dans le cadre des AIR.


Celle de mon collègue Nicolas avait préparé diverses affiches et productions inspirées partiellement de Tobie Lolness.


Récitations, mises en voix, musique, chansons, théâtre... Leurs lectures ont grandement inspiré tous les élèves.


La rencontre s'est achevée par un temps de dédicaces de Timothée.

Les AIR s'achèveront dimanche 25 mai au soir...

mercredi 21 mai 2014

Évaluations du Plan de Travail I (mai 2014)


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mardi 20 mai 2014

Journal de Bord n°29

Bon, ça, c'est fait, on est "à jour" sur le JDB... :o)


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lundi 19 mai 2014

Plan de Travail J (mai-juin 2014)

Un Plan de Travail avec interruption, le temps d'un échange de service et du (traditionnel) séjour de camping-... kayak cette année.

Plan de Travail J 2014
Cliquez pour télécharger le Plan de Travail I.

dimanche 18 mai 2014

Journal de Bord n°28

Moins de mises à jour en mai parce que les piles des "à faire", "à faire rapidement", "urgent", "très urgent", "en retard" et "trop tard" menacent toutes de s'écrouler... Il manque à peu près 6 heures aux 24 que compte une journée... :o)


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du Journal de bord 2013/14 (2,1 Mo).

vendredi 2 mai 2014

Défi historique : la vie et l'oeuvre de Federico García Lorca

Les mises à jour se sont faites plus rares ces derniers temps... D'une part, ce sont des (semi-)vacances, et d'autre part moult ouvrages ont été consultés pour pouvoir réaliser la fiche de défi qui suit. Elle porte, nom de l'école oblige, sur le poète et dramaturge Federico García Lorca.


Cliquez sur la miniature pour accéder au document complet (3 pages) au format A3.

Les premiers tests in vivo ont fait apparaître que le vocabulaire était parfois ardu. La fiche peut donc désormais être accompagnée d'un lexique qui facilitera le travail et la compréhension des lecteurs "moyens". Quant aux "petits" lecteurs, ils n'ont pas été oubliés et pourront, comme d'habitude, s'aider également de la version mp3 de la partie biographique du document, téléchargeable ici (d'un clic droit puis "enregistrer la cible sous...") et écoutable en ligne ci-dessous.


Certaines activités proposées se veulent volontairement inhabituelles, histoire de forcer les neurones à emprunter autre chose que les sentiers battus. Une grande partie consiste en de l'analyse d'extraits d’œuvres en vue de les associer à leur traduction ; une autre porte sur le repérage des images et des symboles dans différents poèmes... À la sortie, on est un pro de Federico...


Cliquez sur une des pages ci-dessus pour accéder au document complet au format A4 tuilé.

Comme d'habitude, si vous n'avez pas de photocopieur ou d'imprimante permettant de tirer le fichier A3, voici la même chose en A4 (colle non fournie :o) ). Vous pouvez également, si votre imprimante possède une bonne définition (réglage "fin" dans les paramètres d'impression) imprimer le fichier A3 sur du A4 puis l'agrandir lors de la photocopie.

Au pire, voici de quoi vous débrouiller avec une solution hyper low tech et trois fichiers image : recto verso et lexique.


Voici à quoi ressemble le lexique (à tirer en A5 si vos élèves ont de bons yeux).


Un grand merci à Annie, Hélène et Olga pour leur relecture attentive. Vous pouvez retrouver les éléments constitutifs de certains défis précédents ici (Les J.O. d'hiver ) et là (L'année 2013). :o)

Youtube regorge de chansons harmonisées et/ou composées par ou en l'honneur de Federico García Lorca. En voici deux (dans la première, on pourra proposer aux élèves d'essayer de repérer le petit passage dont la partition est intégrée au défi) :




dimanche 27 avril 2014

Le Journal malgré lui de Henry K. Larsen, par Susin Nielsen

Une nouvelle belle découverte dans la bibliothèque municipale... Un roman vivement conseillé par la bibliothécaire qui venait de nous présenter de superbes albums sur la Première Guerre mondiale.

Il ne faut point trop en dire car la découverte progressive du sujet est un des ressorts essentiels de l'intrigue. Henry et sa famille ont vécu un terrible drame. Les répercussions sont telles qu'ils ont été amenés à déménager... Mais l'anonymat retrouvé ne suffit pas à régler les problèmes, loin de là. Voici donc Henry confié aux bons soins d'un psychologue miteux qui lui remet un cahier et lui conseille de ne pas hésiter à écrire dedans, en particulier "les jours où ça va mal". Mais Henry n'écrira pas dedans. En rentrant, il le flanque à la poubelle. Puis bon, d'accord, il retourne le chercher un peu plus tard, mais c'est uniquement parce qu'il s'ennuyait...


Cliquez sur la couverture pour accéder à la page de l'ouvrage à la Fnac.

Un roman pour ados mémorable, qui se lit d'une traite. Le sujet, qui pourrait aisément tomber dans le pathos, brillamment traité (et brillamment traduit), parvient régulièrement à nous tirer des éclats de rire.

Voici quelques morceaux choisis, que j'ai notés au fil de ma lecture... Ils ne dévoilent pas d'élément-clef de l'intrigue (au besoin, grâce à de petites coupes, indiquées) :

"Aujourd'hui, pour notre troisième séance [avec le psy Cecil], il portait encore un tee-shirt tie-and-die, violet cette fois. Dis donc, Cecil, j'ai eu envie de lui dire, les années soixante ont appelé, elles voudraient récupérer leur look !." (p. 5)

"Il y a des gens, on leur donne la main, ils vous prennent tout le bras. [X.] et [Y.] sont exactement ces gens-là. Leur solitude est comme un pet foireux : on la sent à des kilomètres. [Z.] et moi, nous partageons une solitude d'un genre différent. Le genre qu'on éprouve même quand on est entouré de monde, parce qu'on sait que quelque chose, ou quelqu'un, vous manque. Les autres esseulés ne peuvent pas combler ce vide. Les autres esseulés ne font que vous rappeler à quel point vous êtes déjà seul. Les autres esseulés ne font qu'aggraver les choses." (p. 39-40)

"Est-ce que ce ne serait pas génial si on pouvait écrire le scénario de sa propre vie ? Je suppose qu'il y aurait beaucoup moins de suspens qu'au cinéma. Mais au moins on pourrait s'écrire un happy end." (p. 45)

"LE SAVIEZ-VOUS ? Les animaux les plus venimeux de la Terre sont souvent les plus colorés. Pourquoi ? Parce qu'ils veulent être vus. Ainsi, les prédateurs n'ont qu'à en manger un ou deux avant que leurs copains se disent : "Attends un peu. Si je boulotte cette grenouille dendrobate / ce serpent corail / ce papillon monarque, je vais connaître une mort très douloureuse, comme mon pote Bob !" Et très vite, tout le monde sait qu'il vaut mieux les laisser tranquilles. [W.] est une version humaine de la grenouille dendrobate. On ne peut que la remarquer ; mais on ne tarde pas à apprendre qu'elle est toxique." (p. 52)

"Savez vous ce que sentent les pets des clowns ? Ils sentent drôle."(p. 86)

"LE SAVIEZ-VOUS ? Les cafards existent depuis environ trois cent cinquante millions d'années. Ils survivent à tout, même aux bombes nucléaires. Et s'en débarrasser est extrêmement difficile. [V.] est mon cafard personnel à moi." (p. 102)

"Si Dieu ne voulait pas qu'on mange des animaux, il ne les aurait pas faits en viande." (p. 104)

"Enfin, la porte du cabinet s'est rouverte et le Dr Duschnock est sorti. Il est hyper grand - genre un mètre quatre-vingt-quinze -, mince, avec des cheveux blonds clairsemés. Le genre de visage qui ne révèle rien, ce qui est sans doute très bien quand on est psychiatre, mais très bien aussi quand on est tueur en série." (p. 162)

"Je regrette que nous n'ayons pas trouvé en premier notre dernière idée." (p. 173)

"Et là, elle a embrassé [V.] sur la bouche, comme ça, devant moi. Il y a des hôtels pour ça, ai-je eu envie de leur dire." (p. 191)

mercredi 23 avril 2014

Journal de Bord n°27


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du Journal de bord 2013/14 (2,7 Mo).

vendredi 18 avril 2014

Vivaldi dans tous ses états

Une petite vidéo communiquée par Cécile... Les élèves ont été eux aussi bluffés...


mercredi 16 avril 2014

Un enregistreur numérique pour évaluer la lecture oralisée

Un outil bien pratique pour ne pas se retrouver "bloqué" pendant une heure, alors qu'il y a tant de choses à faire sur le temps de classe...

L'école est dotée depuis 5 ou 6 ans d'un enregistreur Zoom H2 (remplacé chez les marchands, depuis, par des modèles plus récents et/ou moins onéreux), qui remplit bien son office (chorale, diaporamas audio, poésies, etc.) Confié à un élève qui, dans une pièce attenante, "chapeaute" l'ensemble et vérifie que chaque camarade débute sa lecture en indiquant son prénom, on n'a plus ensuite qu'à écouter les mp3...

Zoom H2

Personnellement, depuis, je suis passé au Zoom H6, mais ce n'est pas pour les élèves... :o)

mardi 15 avril 2014

Évaluations du Plan de Travail H (avril 2014)


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lundi 14 avril 2014

Journal de Bord n°26


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du Journal de bord 2013/14 (1,5 Mo).

dimanche 13 avril 2014

Plan de Travail I (avril-mai 2014)

Plan de Travail I 2014
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