Quoi de neuf ?

dimanche 15 février 2015

"Oh, boy !" de Marie-Aude Murail

Un des plus célèbres romans pour ados de Marie-Aude Murail (que nous rencontrerons aux AIR fin mai) relate les déboires de la famille Morlevent, dont le père est introuvable et dont la mère des trois derniers enfants vient de mourir. Siméon, qui doit passer son bac avec quelques années d'avance, Morgane dont les adultes oublient souvent qu'elle existe et Venise, adorable poupée de 5 ans, voient donc leur sort remis entre les mains de Laurence Deschamps, juge des tutelles qui tente de noyer son désespoir dans les tablettes de chocolat qu'elle dissimule tant bien que mal à l'intérieur des tiroirs de son bureau. Les seuls parents éloignés auxquels il est envisageable de confier la garde des enfants sont la peu sympathique ophtalmologue Josiane Morlevent et le guère fiable Barthélémy Morlevent, leur demi-frère, incapable de dire non à son petit ami Léo. Entre les deux, les trois enfants vont rapidement choisir... C'est sans compter le destin, qui s'acharne...

Oh, Boy ! de Marie-Aude Murail

Morceaux choisis :

"– C'est quoi, ce que vous faites ? demanda Bart.
Morgane expliqua :
– Nous prenons les décisions de cette façon.
– Impec, approuva Bart. Je peux participer ?
– Oui, dit Siméon. Mais les cons parlent en dernier.
" (p.62)

"Je vais te faire de la peine, Bart, mais tu n'es pas mon modèle dans l'existence." (p.93)

"C'était si proche, c'était hier. Les mots avaient encore l'air vivants." (p.119)

"[Nicolas] avait envie de penser aux Morlevent, à cette fratrie exceptionnelle et exceptionnellement frappée par le destin. Siméon. Il fallait qu'il passe son bac. C'était devenu important pour [Nicolas]. Il fallait l'amener jusqu'à cette victoire. Après ? Après... Nicolas savait qu'il y a des victoires sans lendemain." (p.145)

"– C'est une ponction de routine.
– On voit que vous êtes du bon côté de l'aiguille !
" (p. 151)

"Merci d'être entré dans ma vie sans crier gare. Merci d'en avoir changé le cours et de m'avoir changé." (p.173)

samedi 14 février 2015

Bonne nouvelle !

Voilà une couverture qui fait plaisir... Muriel Szac m'avait dit travailler dessus lorsque je l'avais rencontrée en mars dernier, à la Fête du livre de Bron. La sortie est prévue pour le 12 mars...

Le feuilleton d'Ulysse
Cliquez pour accéder au livre sur Amazon.

La Fête du livre 2015 de Bron devrait, elle, accueillir Florence Aubenas, Olivier de Solminihac, Valérie Zenatti, José Carlos Somoza (oui, l'auteur de la bouleversante Théorie des cordes – 5 ans après l'avoir lue, elle est encore dans mon Top 10 – ou de la géniale Caverne des idées !), notre cher Timothée de Fombelle... Bref, les 6, 7 et 8 mars prochains devraient être un régal !

jeudi 12 février 2015

Avec des amis comme ça...

...les bonnes gens de Béziers pourront continuer à voter tranquille.

Big brother is protecting you

Après la nouvelle définition du mot "ami" développée par Facebook, celle de Robert Ménard fait plus penser à Harry, un ami qui vous veut du bien qu'à autre chose...

mercredi 11 février 2015

"La célèbre Marilyn" d'Olivier de Solminihac

Notre abonnement Maximax de février est un court roman (72 p.) d'Olivier de Solminihac : La célèbre Marilyn.

Il n'y a qu'un garçon, dans sa classe, à faire attention à Marilyn. Le jour où il tombe malade, elle se rend compte qu'elle n'a pas d'ami. Qu'elle n'existe plus pour personne. Elle décide donc de remédier à cela en devenant célèbre.

La célèbre Marilyn

A-t-on besoin d'être célèbre pour exister ? (Tiens, ça me rappelle l'instance avec laquelle une journaliste de TF1 voulait venir faire un reportage dans notre école, sans parvenir à comprendre qu'en fait, nous, cela ne nous intéressait pas...) En cette période où la nabilasation (fait de devenir célèbre sans raison : "T'es une fille et t'as pas de shampooing ? Non mais allô, quoi !") est facilitée par Youtube, aborder ce thème (peu traité en soi dans la littérature de jeunesse, d'ailleurs) est salutaire. De bons échanges avec les élèves en perspective... D'autant que certains détails font mouche, comme le fameux "Lionel Hénon", joueur de foot de l'école à l'aura indescriptible qui est une marque à lui tout seul alors que les autres s'appellent simplement par leur prénom, ou encore la référence à "la classe dont on n'a jamais su le nom" (p.52).

Morceaux choisis :

"Comme j'avais faim, l'après-midi a été long. Ou l'après-midi a été longue, je crois qu'on peut dire les deux. De toute façon, j'avais tellement faim que l'après-midi a été à la fois long et longue." (p.16)

"– Tu crois qu'on peut exister sans rien faire ?
– Mmm... oui. Maintenant on ne fait rien. On existe quand même. Mais on ne peut pas exister tout seul. On doit exister pour quelqu'un.
– Tu existes pour moi, j'ai dit.
Elle a fait un mouvement de la tête, qui pouvait vouloir dire non.
– Ça ne suffit pas, a dit Marilyn. J'ai besoin de plus.
” (p.37)

"– Bonne nuit, chef.
– Attends, juste une question. Qu'est-ce qu'ils sont devenus, tous ces sports ?
– Devine, a dit papa.
Ce qui était la dernière chose à dire s'il voulait que je m'endorme. L'énigme est le contraire du sommeil. Conséquence, j'ai passé une partie de la nuit à me creuser la tête en nous imaginant, Marilyn et moi, gagner la Coupe du monde de trottinette américaine.
" (p. 40-41)

"Ce sont les vacances d'hiver, celles entre toutes que j'aime le moins parce qu'on ne va jamais au ski, parce qu'on ne va jamais nulle part en février, parce qu'il fait froid et moche, parce que ça ressemble à quand on est malade, en moins bien." (p.60)

dimanche 8 février 2015

QCM 2.0

Une jolie découverte, facilitée par Lois, grâce à l'excellent site de Charivari : Plickers. Pour faire court, il s'agit d'une application gratuite pour smartphone (iphone ou android) qui permet de valider instantanément et de façon nominative la réponse à un QCM d'un groupe pouvant aller jusqu'à 63 élèves.

Plickers

Comme le laisse apparaître la capture d'écran ci-dessus, chaque élève possède une carte personnelle, imprimable depuis le site de l'éditeur. Un questionnaire, élaboré au préalable et planifié sur le site Web de Plickers, s'affiche, question par question, piloté depuis le smartphone, sur le vidéoprojecteur (pas indispensable, mais très pratique).

Plickers

Pour répondre, chaque élève doit présenter sa carte "QR Code" face au smartphone, tout en veillant à l'orienter en fonction de sa réponse. Une lettre (ABCD) est discrètement imprimée sur chacun des côtés du code carré. Il suffit de placer la lettre correspondant à la réponse choisie en haut. Le smartphone affiche instantanément les réponses ; l'écran vidéoprojeté affiche, lui, le prénom de ceux qui ont répondu, sans indiquer leur choix (à moins qu'on le lui demande).

Plickers

Avant la validation finale par le biais du smartphone, un changement de réponse est toujours possible (tant pis pour celui qui laisse retomber latéralement son carton...)

Plickers

Il est ensuite possible de visualiser rapidement chacune des questions du QCM pour refaire le point collectivement.

Plickers

Une belle idée, toujours en cours de développement, aussitôt adoptée par l'ensemble des élèves (dont je subodore qu'ils doivent avoir du mal à faire comprendre en quoi elle consiste, une fois de retour à la maison). On reste dans du QCM, avec les limites de l'exercice, mais c'est pratique, rapide et motivant... et beaucoup moins onéreux que les coûteux boîtiers de vote que j'ai pu tester il y a une dizaine d'années...

dimanche 1 février 2015

"3000 façons de dire je t'aime" de Marie-Aude Murail

Le numéro de novembre dernier de l'abonnement Médium de L'école des loisirs consistait en ce beau roman de Marie-Aude Murail, auquel j'ai enfin pu me consacrer. Loin de ce que titre pourrait laisser craindre, nous avons là une belle histoire d'amitié et d'amour qui amène trois adolescents, Chloé, Bastien et Neville, à découvrir puis se prendre de passion pour le théâtre, sous la direction de Jeanson, leur professeur. De nombreuses citations, et quelques belles perles qui font éclater de rire rendent le tout particulièrement plaisant. On notera une bizarrerie dans la narration, qui alterne entre omniscience et première personne du pluriel.

3000 façons de dire je t'aime

Morceaux choisis :

"Elle en arriva un jour à citer le ténébreux psychanalyste Jacques Lacan :
- L'amour, c'est donner ce qu'on n'a pas à quelqu'un qui n'en veut pas.
- Eh bien, c'est gai, conclut Chloé." (p.27)

"Chloé, qui avait rêvé de faire pleurer ses parents en mourant sur scène, fut complimentée pour son talent comique par le jury du baccalauréat. Madame Gillain avait donc raison, la vie est un malentendu." (p. 28)

"Affalés dans un canapé, ses parents regardaient Jacques Villeret se démener au beau milieu du Dîner de cons. La tristesse saisit Bastien à la gorge sans crier gare. Il la délogea en secouant la tête et partit s'enfermer dans sa chambre. Il ferait rire. C'était sa vocation. Il ferait rire les gens fatigués qui s'affaissent le soir devant leur télé, la zapette à la main." (p.48)

"Il ne comprenait pas d'où lui venaient ces émotions. Étaient-elles contenues dans les mots couchés sur le papier ? Ou bien avait-il dans son cœur un réservoir de haine et de souffrance, quelque chose d'effrayant comme une envie de tuer ?" (p.62)

"– Je ne suis pas là pour vous tourmenter [leur dit leur professeur de théâtre] Enfin... si, un peu. Il faut bien que j'aille vous chercher où vous êtes. Les escargots, on les sorts avec une pique." (p.69)

"Neville jouait son rôle en restant sur place, semblable aux acteurs d'autrefois qui faisaient le sémaphore face au public, la main au front pour exprimer le désespoir, au cœur pour dire j'aime et au loin pour dire adieu." (p.115-116)

"- Il est amoureux de qui, Chérubin ? voulut savoir Clélia. De Suzanne ou de Fanchette ?
- Des deux, répondit Neville. Et de sa marraine, la belle comtesse.
- Mais on ne peut pas être amoureux de trois personnes à la fois ?
- Si. C'est la puberté.
- Ah ? fit Clélia, décidément intéressée." (p. 118)

"- Il faut que tu apprennes ton rôle.
- Je commence à le savoir, éluda Bastien.
Personne, pas plus Neville que Jeanson, ne le contraindrait à travailler. Ou ce serait l'effondrement de sa personnalité." (p.120)

"Nous étions pris de la même fatigue, nous nous sentions bien, la tête toute sonore de ces phrases que nous venions de dire et qui ne nous appartenaient pas." (p.134)

"Le monsieur de Bellac : Dites-leur qu'ils sont beaux.
Agnès : Leur dire qu'ils sont beaux, intelligents, sensibles ?
Le monsieur de Bellac : Non ! Qu'ils sont beaux.
C'était le secret. Dire aux hommes, à tous les hommes, y compris les laids, les bancals, les pustuleux, les huissiers, qu'ils sont beaux.
Agnès : Ils ne le croiront pas.
Le monsieur de Bellac : Tous le croiront. Ils le croient d'avance." (p.155 - extrait de L'Apollon de Bellac de Jean Giraudoux)

"Le lendemain, Bastien, qui avait à se faire pardonner, obtint l'adresse de Jeanson en usant de ses charmes auprès de la concierge du conservatoire.
- Et j'ai du mérite. J'aime pas trop la moustache chez une femme." (p.172)

"Mais tu n'es pas ton spectateur ! Tu dois t'observer de l'intérieur, pas de l'extérieur. Autrement, tu vas devenir comme ces acteurs qui font les mêmes gestes au même endroit à la même heure, qui gargouillent "arg" avant de mourir et se couvrent les yeux de la main pour indiquer qu'ils sont en train de pleurer. (p.179)

"– Ils sont partis. Je suis libre !
– Libre ? fit Neville en écho. On est toujours libre aux dépens de quelqu'un. C'est ennuyeux, mais c'est normal.
– C'est dans Caligula, expliqua Bastien à Chloé. Nous parlons le Caligula à longueur de journée." (p.200-201)

"Tu ne dois pas chercher en toi le texte, mais uniquement le sentiment qui te pousse à le dire. Que les mots te montent aux lèvres parce que tu ne peux plus les retenir." (p.209)

Si ça ne donne pas envie de se replonger dans ses classiques, tout ça... ;o) L'auteure, qui en est consciente, a gentiment regroupé les références en fin d'ouvrage.

mercredi 28 janvier 2015

''Histoires d'enfants à lire aux animaux'' d'Hervé Walbecq

Histoires d'enfants à lire aux animaux

Il est parfois des titres qui font mouche, et qui justifient d'eux-mêmes, d'avance, le contenu de leurs pages. Je range celui du recueil d'Hervé Walbecq, issu de la livraison de notre abonnement Maximax de février 2015 dans cette catégorie. Forcément, la question qui vient après est : l'ouvrage tient-il ses promesses ? Nous avons testé pour vous 3 des 20 histoires qu'il contient, au premier degré...


Les illustrations, originales et soignées, sont de l'auteur himself.

Histoires d'enfants à lire aux animaux

mercredi 21 janvier 2015

Rencontre littéraire

Comme nous nous y attendions, la journée de mardi fut un régal. :o)

Rencontre avec Sophie Chérer
Tout a démarré par un échange avec les élèves des deux classes de l'école
participant aux Assises Internationales du Roman.


Rencontre avec Sophie Chérer
Après avoir serré la main à chacun...

Rencontre avec Sophie Chérer
...Sophie a répondu avec bienveillance à toutes les questions posées.

Rencontre avec Sophie Chérer
Nous avons poursuivi la rencontre dans la classe...

Rencontre avec Sophie Chérer
...et bénéficié, entre autres, d'une lecture offerte
du premier petit livre écrit par Sophie,
alors qu'elle avait dans les sept ans.


Rencontre avec Sophie Chérer
L'après-midi, les élèves de mon collègue Nicolas
nous ont joué de nombreuses saynètes
extraites de la bibliographie de Sophie Chérer,
qu'il a fallu associer à l’œuvre dont elles étaient issues.


Rencontre avec Sophie Chérer
En fin de journée, Sophie s'est prêtée de bonne grâce...

Rencontre avec Sophie Chérer
...au jeu des nombreuses dédicaces.
Elle a même accepté de rapporter du travail à la maison l'hôtel !


Nous nous retrouverons fin mai pour présenter la version finale de nos écrits et de nos travaux... Tout le monde est ressorti de cette journée enthousiaste ! La bibliographie (sommaire de gauche) a été mise à jour en conséquence.

dimanche 18 janvier 2015

Défis chérériens

Mardi est une journée très attendue dans deux classes de notre école : nous recevrons, dans le cadre des Assises Internationales du Roman (qui nous ont permis de rencontrer, entre autres, Jean-Claude Mourlevat et Timothée de Fombelle), la romancière Sophie Chérer, dont nous avons lu une quinzaine d’œuvres depuis la rentrée. Les élèves ont participé à différents "défis" qui leur ont permis de se familiariser avec la vie, l’œuvre et l'univers de cette auteure. Ceux-ci sont téléchargeables depuis la page bibliographique qui lui est consacrée ici, ou bien par un clic sur les illustrations ci-dessous.

Défi sur Sophie Chérer
Défi biographique (p.1 & 4)

Défi sur Sophie Chérer
Défi bibliographique (p.2 & 4)

Défi sur Sophie Chérer
Projet d'écriture

Défi sur Sophie Chérer
Défi linguistique

Ces défis sont destinés à être imprimés en A3 (en branchant la photocopieuse de l'école sur un ordinateur, par exemple ; elle le permet souvent). Le défi linguistique nécessite un accès à Internet : on y découvrira la fantastique fonction de Google traduction, qui permet de reconnaître les idéogrammes coréens (ou d'autres langues) tracés à la souris...

lundi 12 janvier 2015

Et un sourire

....................La nuit n’est jamais complète
....................Il y a toujours puisque je le dis
....................Puis que je l’affirme
....................Au bout du chagrin une fenêtre ouverte
....................Une fenêtre éclairée
....................Il y a toujours un rêve qui veille
....................Désir à combler faim à satisfaire
....................Un cœur généreux
....................Une main tendue une main ouverte
....................Des yeux attentifs
....................Une vie la vie à se partager

........................................Paul Éluard

dimanche 11 janvier 2015

Où vont les pédagogues ?

Ce samedi avait lieu à l'Université Lumière (Lyon 2), dans le superbe "Grand amphi" (auquel je n'ai pas eu accès pendant mes études...), une journée d'étude en l'honneur de Philippe Meirieu, qui prend sa retraite universitaire. Pendant près de cinq heures se sont succédé une quantité impressionnante de grands noms des sciences de l'éducation pour rendre hommage au pédagogue ami de nos petits livres... L'ensemble des interventions, entrecoupées de courts épisodes musicaux, était retransmis en direct sur Youtube et y est toujours visionnable.


Hommage à Philippe Meirieu
Hommage à Philippe Meirieu
Hommage à Philippe Meirieu
Hommage à Philippe Meirieu
Hommage à Philippe Meirieu
Hommage à Philippe Meirieu
Hommage à Philippe Meirieu
Hommage à Philippe Meirieu
Hommage à Philippe Meirieu
Hommage à Philippe Meirieu
Hommage à Philippe Meirieu
Hommage à Philippe Meirieu
Hommage à Philippe Meirieu
Hommage à Philippe Meirieu
Hommage à Philippe Meirieu

vendredi 9 janvier 2015

Je suis Charlie


Je suis Charlie

mercredi 7 janvier 2015

Je suis Charlie


Je suis Charlie

lundi 5 janvier 2015

Meilleurs voeux

Une petite surprise pour les élèves : ils avaient ce soir pour devoirs de lire un petit livre, que je leur ai remis au moment de sortir de la classe. A priori, même si, par écrit, il sont interdits, ces devoirs ont dû en inciter un certain nombre à tirer un stylo de leur trousse... Nous verrons demain... Les premiers retours par Internet sont positifs... :o)


Vœux aux élèves 2015
Cliquez sur la miniature pour accéder au petit livre imprimable
à plier et découper selon l'usage
.

En ce qui concerne le Musée des Confluences, mes visites (j'expliquerai) de dimanche m'ont permis d'enfin accéder aux fameuses salles 13 et 21. Nondidjuuuu de nondidjuuu ! Il y a du lourd, du très lourd, au propre comme au figuré... De quoi, rattraper tout le reste, ou presque... Les photos bientôt... :o)

samedi 3 janvier 2015

Le musée des confluences (2)

Petit retour au musée des Confluences, une semaine après ma première visite express, en vue d'acheter un pass pour quelqu'un. J'en profite pour prendre quelques photos, parce qu'à la lecture du billet précédent, on pourrait croire que j'ai forcé le trait. Voici des preuves ! ;o)

Musée des Confluences de Lyon

L'après-midi de vendredi est grisâtre. Le truc vert pomme que l'on voit au fond est le bâtiment d'une chaîne de télévision. Il y en a un autre du même style orange pétant un peu plus loin. Vivement le rose fluo. On dirait une émission de déco de la TNT...

Musée des Confluences de Lyon

Cette fois, seulement 200 personnes (j'arrive vers 17h) font la queue dehors. J'en profite pour signaler que l'on ne peut que très difficilement se garer dans le coin et que le bon plan consiste à prendre le tramway T1 qui s'arrête à 2 m de la fin de cet attroupement. Les détenteurs d'un pass ou d'un e-billet entrent sans attendre. Chouette ! À l'intérieur, 200 personnes font de nouveau la queue, et une trentaine attendent pour acheter un pass ; je me dis qu'il vaut mieux revenir plus tard et, qu'avec un peu de chance, la salle 21 sera accessible.

Musée des Confluences de Lyon

Que nenni ! Au deuxième étage, après un scan mieux organisé des entrées (de petites barrières ont été placées pour canaliser la foule), je m'aperçois qu'une queue à la Disneyland est toujours présente devant le Graal. Je décide donc de faire un tour ailleurs, après un petit passage aux toilettes cette fois (car, comme dans les restaurants, on apprend beaucoup sur un lieu en visitant ses toilettes). Pas grand chose à dire, sinon que, comme la plupart des installations qui se veulent hightech, le bloc lavabo ne fonctionne pas bien. Un type a dû se dire : "Utilisons un détecteur infrarouge pour mettre en route automatiquement les robinets". Son collègue a dû trouver que placer ledit détecteur sur le robinet détonait avec l'architecture de l’œuvre et a donc judicieusement placé la chose sur le côté. On aboutit donc à un geste très logique qui consiste à placer ses mains sous le robinet, à attendre en vain que ça coule, à les balader un peu partout jusqu'à ce qu'elles soient repérées, puis à vite les remettre sous le flux liquide avant qu'il se coupe. On promène ensuite ses mains un peu partout sous les lettres "Savon" inscrites sur le miroir. Sans succès. On essaye donc de piquer du savon de la même manière auprès du lavabo attenant. Toujours rien. On se penche, sans trouver les détecteurs de menottes non savonnées. Donc on finit par se les sécher au soufflant commun, judicieusement placé au dessus du sol peint pour créer dessus une belle flaque disgracieuse. L'intérêt des séchoirs à la Dyson, c'est que l'on n'a pas de flaque par terre... Je me rends ensuite dans la salle "Éternités - visions de l'au-delà", dont la sortie, finement placée devant l'entrée et identique à elle, nécessite un poste de surveillant à plein temps pour dissuader le public de tenter la visite à l'envers. Soit. Voici donc un poteau cérémoniel chilien du XXe siècle. Oh punaise, pardon madame ! J'avais oublié à quel point c'est noir. Le coup des poussettes dans le passage, c'est franchement pas malin. On ne les voit pas.

Musée des Confluences de Lyon

Tiens, la salle de pilotage du vaisseau de Star Trek. Elle est prise d'assaut par des enfants et des ados fatigués qui s’assoient, parfois à plusieurs, dans de gros fauteuils sphériques. En punition, ils ont chacun droit à une vidéo qui leur explique que la mort, c'est l'absence de vie. Ah, ça les calme, les ados. Y'en a pas un qui sourit...

Musée des Confluences de Lyon

À droite, une statuette protectrice téké (Congo) de la fin du XIXe ou du début du XXe. Ouah, j'ai rapporté la même du Gabon ! Cool ! :o) Je lis dans le guide qu'elle renferme une charge magique constituée d'ongles et de cheveux. Euh, là ça fait moins cool... Les Batéké (le pluriel, c'est le ba) sont l'ethnie de la famille d'Omar et Ali Bongo (présidents du Gabon de père en fils). À gauche, une tête funéraire mma de Côte d'Ivoire, investie par l'âme d'un chef ou d'un noble. Au fond, un siège de chef kami de Tanzanie. Étant donné son confort évident, on comprend pourquoi Ikéa n'est pas tanzanien.

Musée des Confluences de Lyon

Des personnages aux bras levés égyptiens (3800-3900 av. J.-C. : respect), qui nous fournissent une belle périphrase de bois pour reconnaître qu'on ne sait pas ce qu'ils pouvaient bien venir faire dans la tombe où on les a trouvés : "Longtemps assimilées à des danseurs, ces statuettes ont des caractéristiques physiques laissant finalement supposer un rôle plus symbolique."

Musée des Confluences de Lyon

Ces deux hommes barbus, en brèche et en pierre, trouvés en haute-Égypte, datent de 3300-3100 av J.-C.

Musée des Confluences de Lyon

La grande plaque lumineuse du parcours est constituée par cette acrylique sur toile de Jean-Philippe Aubanel, intitulée "L'éternité parfois s'éveille..." (2011-2014). D'un point de vue esthétique, ça rend pas mal...

Musée des Confluences de Lyon

À côté se trouve la reconstitution d'une tombe, non listée dans le Guide (aaargh !), au-dessus de laquelle un miroir est incliné pour en faciliter l'observation. Une petite fille éclate en sanglots quand son père lui explique qu'à la fin, on sera tous comme ça. Et elle finit le parcours de l'expo en geignant d'une petite voix à fendre l'âme : "Mais moi, je veux pas qu'on soit des squelettes !", ce en quoi on ne peut guère lui donner tort.

Musée des Confluences de Lyon

Un Bouddha couché cambodgien des XVIe-XVIIe siècles, en grès avec traces de dorure.

Musée des Confluences de Lyon

Je ressors, du bon côté. Bon, ben la salle 21 ce ne sera toujours pas pour cette fois.

Musée des Confluences de Lyon

Je retourne dans la salle Espèces, la maille du vivant (et je comprends alors la puissance conceptuelle qui a incité les concepteurs à tendre des filets noirs un peu partout et dans tous les sens. Ce n'était pas uniquement pour gêner, avec leur ombre, la lecture des panonceaux, c'était aussi pour le jeu de mots). Ici, une tranche de poisson momifié, dont on ne voit que le ventre, puisqu'il a été judicieusement placé à 1,70 m du sol.

Musée des Confluences de Lyon

Ah, ben là la momie a raté...

Musée des Confluences de Lyon

Ce sphinx en grès est daté de 664-323 av. J.-C. (belle imprécision dans la précision).

Musée des Confluences de Lyon

Nom d'un chien, ce que c'est sombre ! Je n'ai pas trouvé le descriptif des ossements de la grosse bête pendue au plafond. Sans doute un monstre marin quelconque.

Musée des Confluences de Lyon

Non, sérieux : quand je vous disais qu'il a visiblement la myxomatose, ce lapin. Là, on est tranquille : pas besoin de garde, car aucun enfant n'a envie de le caresser.

Musée des Confluences de Lyon

Et si c'est pas des beaux plis bien artificiels, à la base du cou de cette girafe qui n'écarte pas les pattes, je ne m'y connais pas en ongulés artiodactyles ! Je crois que c'est parce que les conservateurs ont tellement honte de lui avoir fait subir ce sort qu'ils ne l'ont pas placée dans le guide illustré. Même le zèbre, au fond, a l'air outré.

Musée des Confluences de Lyon

Un échidné, qui permet de se rendre compte que ce ne sont pas les mêmes personnes qui ont fait les panneaux et placé les animaux en vitrine. Du coup, ceux-ci ne sont pas à proximité les uns des autres. pfff...

Musée des Confluences de Lyon

Une pomme de pin Un pangolin indien. En hiver, il se caille...

Musée des Confluences de Lyon

Lui, je n'ai pas vu son étiquette, mais c'est vraisemblablement un panda roux, le fameux "Firefox" qui donne son nom au meilleur navigateur Web.

Musée des Confluences de Lyon

Un agent du fisc Un opossum de Virginie. En fait, c'est assez flippant, comme bestiole. Un soir ou une nuit au coin d'un bois, si ça vous tombe sur l'épaule, je n'en connais pas beaucoup qui resteraient stoïques...

Musée des Confluences de Lyon

Un Aï ("C'est Sid de l'Âge de Glace" explique une mère à son fils).

Musée des Confluences de Lyon

Un rat-trompette ou desman des Pyrénées. Bon, normalement, on ne doit pas se moquer, mais là, franchement, on a le droit !

Musée des Confluences de Lyon

Un tatou à trois bandes, qui a servi pour la dernière coupe du Monde. On ne voit pas pourquoi.

Musée des Confluences de Lyon

Dans le noir, gare à ne pas se faire encorner par mégarde en posant la main sur le phacochère.

Musée des Confluences de Lyon

Sans doute un autre symbole issu d'une longue réflexion conceptuelle qui a fait mal aux diptères : les espèces disparues sont fort intelligemment placées à 3 mètres du sol. Hors d'atteinte. Presque hors de vue.

Musée des Confluences de Lyon

Avez-vous vu le tamanoir ? Ciel bleu, ciel gris, ciel blanc, ciel noir. (Robert Desnos)

Musée des Confluences de Lyon

Je n'ai pas le nom de ces sortes de grosses perdrix, étant donné que la super machine qui éclaire telle bestiole quand on appuie sur son écran était en panne. Mais, objectivement, bien grillé dans une assiette, ça doit être pas mal...

Musée des Confluences de Lyon

Sans doute des colibris. Vive la technique ! Avec, au passage, l'impression qu'il y a mille fois plus de bouts de métal noir dans tous les sens que d'oiseaux. C'est moche et pas agréable à regarder.

Musée des Confluences de Lyon

À vue de bec nez, je dirais une sorte de martin-pêcheur.

Musée des Confluences de Lyon

Bon, ici, c'est vraisemblablement un moineau qui veut se faire aussi gros qu'un bœuf, mais qui n'y arrivera pas.

Musée des Confluences de Lyon

Alors là, soit le taxidermiste n'était pas à jeun, soit je ne sais pas ce que c'est. Mais ça fait peur.

Musée des Confluences de Lyon

"Eh, les gars, j'ai une nouvelle idée conceptuelle : si on utilisait une bête à cornes comme support de projection. – Ouah, génial ! T'es trop fort, Marcel !"

Musée des Confluences de Lyon

Un autre masque africain, comme dans toutes le salles, en fait, quel que soit leur thème.

Musée des Confluences de Lyon

Un appareil de radiographie (parce que dans cette salle, entre les animaux empaillés, le sphinx, et les lamantins en métal, il y a une expo permanente sur les microscopes médicaux. Trop conceptuel pour moi).

Musée des Confluences de Lyon

"Eh, les gars, j'ai encore une idée : si on utilisait de gros triangles pour projeter des photos de pollution. – Chiche !"

Musée des Confluences de Lyon

Un sympathique crâne de dodo. Il n'en existe aucun exemplaire naturalisé, mais seulement quelques squelettes.

Musée des Confluences de Lyon

Le loup de Tasmanie, éradiqué avec succès depuis 1936.

Musée des Confluences de Lyon

Un des aïeux d'E.T., qui n'a pas le doigt lumineux et ne rentrera jamais à la maison. Bref : il n'est pas dans le guide et j'ai oublié de photographier son étiquette.

Musée des Confluences de Lyon

Ça non plus, mais le sot-l'y-laisse de cette bestiole devait bien peser un kilo... Miam !

Musée des Confluences de Lyon

Apu Kaz (une mère et son bébé dugong) par Dennis Nona, Australie (2006).

Musée des Confluences de Lyon

Un espace d'observation permet, au bout du couloir du deuxième étage, de voir la confluence (à gauche) tout en restant au chaud. Au centre, on aperçoit le Grand Aquarium : pour le prix d'un esturgeon femelle gravide, on peut caresser des poissons.

Musée des Confluences de Lyon

Je redescends au premier étage, celui des expositions temporaires. J'évite de nouveau celle où il faut faire la queue. Pfff. Au loin, on aperçoit les dalles vitrées.

Musée des Confluences de Lyon

Celles-ci n'ont pas été réparées (le temps que le beau-frère d'un promoteur monte une entreprise de réparation de dalles de sol qui facturera le changement 4 ou 5 millions d'euros à la municipalité ?), mais tout le monde continue à marcher dessus en rigolant.

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L'exposition Guimet : dans quelle situation peut-on avoir besoin d'une valisette de tubes à essai remplis de poudre bleue ? À moins d'être un représentant en poudre bleue, je ne vois pas...

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"Les gars, je tiens l'idée du siècle : on va mettre des livres dans un tiroir, derrière une vitre, et les gens le sortiront du mur. – Ouais, mais Marcel, un tiroir, en général, c'est empilé sur d'autres, pour gagner de la place... – C'est là que mon idée est révolutionnaire : on ne gagne pas de place. – Marcel, t'es trop fort !"

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Une projection d'un film en plein milieu de la salle. Il y a plein de gens qui regardent. Ça doit être bien, mais je sature d'infos sur Guimet. J'aurais préféré voir plus d'objets...

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"Eh, les gars, j'ai une encore une idée, décidément ! Si on cachait les objets derrière un tissu...

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... Et qu'on ne les éclairait que par intermittence, quand les gens ne sont pas à proximité. – Marcel président !"

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Ceci n'est pas la lampe d'Aladdin, mais un brûle-encens en forme d'oiseau (Bronze, Iran, XIXe).

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Un fragment de frise de revêtement architectural d'Ouzbékistan en céramique ( XVe).

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Moult statues de style assez proche, rapportées par Émile Guimet de ses voyages. J'avais oublié que le premier étage ne présente que des expositions temporaires, et est donc absent du guide.

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Une stèle de Sésostris-Ankh (vers 1797-1715 av. J.-C.)

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Des serviteurs funéraires en terre cuite (Égypte, 1200-322 av.j.-C.)

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Une stèle des Palmyréniens de Coptos en grès (Égypte, époque romaine, IIe-IIIe siècles).

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Un masque chinois en terre crue (sic) (IIe-IIIe siècles itou).

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"Au fait, il est où Toutankhamon ?" demande une jeune femme à sa copine. Je résiste à la tentation de lui dire qu'il est sans doute encore dans la vallée des Rois. Sa question rencontre la mienne : mais où sont donc passées toutes les momies du musée Guimet de mon enfance ? Là, il y a pénurie. Et entre une vraie momie "à la Tintin" et les momies de poisson ou de rat musqué, il n'y a quand même pas photo. J'espère qu'il s'agit de créer de l'attente avant une expo temporaire sur le thème de l'Égypte ancienne.

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Le fameux tableau que l'on ne peut admirer que dans la pénombre. Je pense à regarder l'étiquette, cette fois : il s'agit d'une conférence religieuse au temple kenninji de Kyoto par Félix Régamey (1877-1878).

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Un Krishna de la fin du XIXe siècle, dont je n'avais pas remarqué qu'il risque de créer un attroupement d'élèves de cycle 3 hilares quand nous visiterons la salle. Accessoirement, une erreur d'accord sur sa légende indique "Musée des confluence". Fichues légendes imprimées sur une sorte de toile cirée, qui ne rend le texte réellement lisible que dans un angle de 3,5°, du fait des nombreux reflets lumineux. Encore un coup de Marcel.

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À force de se nourrir de lotus, on prend un teint verdâtre. Khrisna ? J'ai encore omis de conserver une trace de l'étiquette...

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Une ronde de Krishna en terre cuite, par des gardiennes de vaches (fin du XIXe début du XXe s.)

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La signalisation, qui me donne plein d'idées de détournement avec des personnages qui se cassent la figure dans le noir.

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L'entrée du musée, vue de l'intérieur, avec le bas du "diamant" à droite.

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Effectivement, vers 17h45, il n'y a plus qu'une centaine de personnes... À droite la queue pour les billets (vivent les e-billets, donc) et à gauche celle pour les pass (45 minutes d'attente pour cette dernière, dans ce cas de figure : j'ai re-testé). J'en profite pour signaler au sympathique sosie de Karin Viard qui remet les pass que ceux-ci, étant imprimés avec de l'encre liquide sur une carte en plastique, s'effacent si l'on passe un doigt humide ou mouillé dessus. Marcel a encore frappé. Il faudra prévoir la pose d'un autocollant transparent...

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Je refais un petit tour dans la boutique, et retrouve les fragments de Lune et de Mars...

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... qui sont en réalité de minuscules bouts de météorites d'une composition estimée semblable à celle de notre satellite ou de notre planète voisine. Bouh ! On n'est pas loin du dol...

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Si vous voulez des moustiques pris dans de l'ambre pour fabriquer, au hasard... des dinosaures, servez-vous !

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Alors là, si l'adjudicataire en charge de nos fournitures scolaires pouvait proposer ces modèles de cahiers, il y aurait tout pleins d'élèves (et au moins un instit) ravis !

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Si vous avez 1500 €, vous pouvez vous acheter un oiseau qui écarte les ailes au-dessus d'un œuf doré. Si vous avez 1500 €, vous pouvez également en faire don à la coopérative de ma classe, nous en ferons un bien meilleur usage.

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Dans la boutique peuvent être achetés des crânes d'oiseaux sous cloche. C'est historiquement conceptuel. Sans doute pour illustrer la théorie de l'évolution.

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À 18h30, il n'y a plus personne dehors pour faire la queue, puisque l'on ne vend plus de billets d'entrée. Personne n'a pensé à en informer les employés en gilet orange fluo, qui s'ennuient sous la pluie froide. Accessoirement, personne n'avait envisagé que les escaliers pourraient devenir glissants quand ils sont mouillés. Pour seulement 6 millions d'euros, je me propose de les repeindre avec une matière antidérapante. Me contacter par mail privé.

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En fait, toutes les ampoules du musée sont tournées vers l'extérieur ; ce doit être pour ça que l'on ne voit rien dedans... Il faut absolument créer un poste pour calmer Marcel et ses "bonnes idées". Accéderai-je un jour à la salle 21 ? La suite à la prochaine visite. Demain.

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