Quoi de neuf ?

samedi 12 juillet 2014

Choc de simplification

Code de l'éducation 2015

Dans le dernier B.O.E.N. :

Modification du point I.2 « Accueil et sortie des élèves lorsque les enseignements ont lieu dans les locaux scolaires »

Au troisième alinéa, la phrase : « En cas de retard répété des parents, les enfants peuvent être temporairement exclus » est remplacée par les phrases suivantes : « En cas de négligence répétée des responsables légaux pour que leur enfant soit repris à la sortie de chaque classe aux heures fixées par le règlement intérieur, le directeur d'école leur rappelle qu'ils sont tenus de respecter les dispositions fixées par le règlement intérieur. Si la situation persiste, le directeur d'école engage un dialogue approfondi avec ceux-ci pour prendre en compte les causes des difficultés qu'ils peuvent rencontrer et les aider à les résoudre. La persistance de ces manquements et le bilan du dialogue conduit avec la famille peuvent l'amener à transmettre une information préoccupante au président du conseil général dans le cadre de la protection de l'enfance, selon les modalités prévues par les protocoles départementaux ».

En toute logique, le Code de l'Éducation devrait passer de 2 657 à 24 628 pages...

vendredi 11 juillet 2014

Journal de Bord n°36/36

Et voilà qui clôt l'année...


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jeudi 10 juillet 2014

Journal de Bord n°35

Le pénultième.


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mardi 8 juillet 2014

Journal de Bord n°34

Retour au "classique"...


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lundi 7 juillet 2014

Journal de Bord n°31

Mise en ligne de la page correspondant à la semaine d'échange de service classe/séjour kayak n°1.


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vendredi 4 juillet 2014

Last but not least...

Je vous souhaite une belle dernière journée à tou(te)s...


Pour ma part, les mises à jour se sont faites plus rares ces dernières semaines, car mon temps "libre" s'est partagé entre le montage du DVD des deux séjours de kayak (800 photos, un millier de plans avec trois caméras pour, au final, 80 minutes de film et 45 copies...) et les pannes de Freebox (à ce sujet, apprenez que "l'ouverture d'un ticket d'incident" ne se suffit pas à elle-même... Tant que vous ne rappelez pas la hotline pour signaler que le problème ne s'est pas réglé tout seul, rien n'est fait... inutile d'attendre, donc).


Une des petites nouveautés de l'année a consisté à utiliser simultanément deux caméras submersibles : une sur le casque de l'élève et une à l'avant du kayak, filmant ce dernier. En incrustant une vidéo sur l'autre et en veillant à leur synchronisation, je dois dire que l'on obtient un résultat fort sympathique... :o)






mercredi 18 juin 2014

Journal de Bord n°33

Retour au "classique"...


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mardi 17 juin 2014

Les sujets du bac philo 2014

En pdf, voici les sujets des trois sections L, ES et S. Un peu ardus, pour la plupart, comme sujets de débat philo en classe, cette année...


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Les sections technologiques ont planché sur :

Sujet 1 : Les échanges sont-ils toujours intéressés ?

Sujet 2 : Une vérité peut-elle être définitive ?

Sujet 3 : Texte extrait du Gorgias de Platon :

SOCRATE : Celui qui garde son injustice au lieu d’en être délivré est le plus malheureux de tous.
POLOS : Cela semble certain.
SOCRATE : N’est-ce pas précisément le cas de l’homme qui, tout en commettant les crimes les plus abominables, et en vivant dans la plus parfaite injustice, réussit à éviter les avertissements, les châtiments, le paiement de sa peine, comme tu dis qu’y est parvenu cet Archélaos*, ainsi que tous les tyrans, les orateurs et les hommes d’État les plus puissants ?
POLOS : C’est vraisemblable.
SOCRATE : Quand je considère le résultat auquel aboutissent les gens de cette sorte, je les comparerais volontiers à un malade qui, souffrant de mille maux très graves, parviendrait à ne point rendre de comptes aux médecins sur ses maladies et à éviter tout traitement, craignant comme un enfant l’application du fer et du feu** parce que cela fait mal. N’est-ce point ton avis ?
POLOS : Tout à fait.
SOCRATE : C’est sans doute qu’il ne saurait pas le prix de la santé et d’une bonne constitution. À en juger par les principes que nous avons reconnus vrais, ceux qui cherchent à ne pas rendre de comptes à la justice, Polos, pourraient bien être également des gens qui voient ce qu’elle comporte de douloureux mais qui sont aveugles à ce qu’elle a d’utile, et qui ne savent pas combien il est plus lamentable de vivre avec une âme malsaine, c’est-à-dire corrompue, injuste et impure, qu’avec un corps malsain. De là tous leurs efforts pour échapper à la punition, pour éviter qu’on les débarrasse du plus grand des maux.

* Archélaos : tyran dont Polos a affirmé qu’il est heureux puisque son pouvoir lui permet de faire tout ce qui lui plaît sans avoir de comptes à rendre à personne.
** l’application du fer et du feu : techniques médicales de soin.

Pour expliquer ce texte, vous répondrez aux questions suivantes, qui sont destinées principalement à guider votre rédaction. Elles ne sont pas indépendantes les unes des autres et demandent que le texte soit d’abord étudié dans son ensemble.
1. Dégagez la thèse de ce texte et montrez comment elle est établie.
2. a) En vous appuyant sur l’exemple d’Archélaos, expliquez pourquoi celui « qui garde son injustice au lieu d’en être délivré est le plus malheureux de tous. »
b) Expliquez en quoi l’homme injuste est semblable à un malade.
3. Celui qui vit dans l'injustice et qui cherche à échapper à la punition est-il le plus malheureux des hommes ?

jeudi 12 juin 2014

Un défi d'actualité : la Coupe du monde de football 2014

Allez, soyons sympas : une petite concession aux footeux... qui va obliger tout le monde à manipuler les moteurs de recherche pour trouver des noms de pays à partir de leur capitale et à récupérer des informations précises (les scores des matches, en l’occurrence). Autre possibilité : la coopération, en laissant le soin aux footeux de remplir leur tableau que l'on recopiera... ;o)


Cliquez pour ouvrir les deux pages du document A3.

Comme d'habitude, voici la version jpg de la page 1 et de la page 2 (totalement indépendantes, signalé-je au passage).


Étant donné que nous sommes en période de flux tendu, le document n'a pas subi de relecture aussi approfondie que d'habitude : il peut contenir des coquilles. Les éventuelles versions corrigées seront mises en ligne à la même adresse. Il faudra vérifier en bas à droite de la page, dans la zone non-imprimable, que vous possédez bien la dernière version, au moment de photocopier...

mardi 10 juin 2014

Journal de Bord n°32

Une version d'une couleur différente, pour "marquer le coup"...


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lundi 9 juin 2014

Retour de séjour kayak 2

Une très belle seconde semaine de kayak, avec mes élèves cette fois...


Le groupe précédent avait placé la barre "haut...


Il a fallu se faufiler dans les gilets de sauvetage...


Porter des kayaks...


Écouter attentivement les consignes...


Les repas, concoctés sur place, ont rencontré un franc succès (nous avons testé la sauce-salade à l'ail, la sauce-salade très à l'ail et la sauce-salade beaucoup trop à l'ail).


Le meilleur souvenir culinaire reste, reconnaissons-le, la soirée-glace pour laquelle le dessert bénéficie d'un PPRE de qualité ;o)... De un à neuf parfums, au choix (nous adaptons les quantités pour que l'ensemble reste dans les limites du raisonnable stomacalement supportable).


Nous en avons appris beaucoup sur la nature. Certains ont ainsi découvert qu'il y a une différence entre un répulsif à moustiques et un insecticide. Les pauvres araignées qui se sont aventurées dans les tentes sont sans doute moins formelles quant à cette nuance (il semble que l'usage simultané et hystérique de six bombes anti-moustiques sur le même arachnide ait un effet plus proche du Baygon que d'autre chose, finalement). Ci-dessus, un canard et une oie.


Autre découverte, concernant la flore cette fois : quand on est un enfant des villes, il faut se méfier des bonnes cachettes constituées de ces plantes vertes appelées "orties". Ou alors il faut vérifier la présence de plantain pour rectifier l'erreur. Ci-dessus : une des rares femelles colvert et ses petits.


Ah oui, j'oubliais : soulever les pierres qui sont dans l'eau n'est pas non plus toujours anodin (aucune attaque d'écrevisse n'est cependant à déplorer).


La semaine dernière, je citais l'hydrospeed comme sport praticable dans l'Espace des Eaux vives de Saint-Pierre-de-Bœuf : voici à quoi cela ressemble.


Une petite photo du tapis de remontée mécanique des embarcations, vu d'en haut.


Les kayaks sont visiblement conçus pour permettre de tester les pixels colorés des écrans d'ordinateur. C'est bon : tout fonctionne !


13 mètres-cube d'eau à la seconde... Qu'on le veuille ou non, le courant décide de beaucoup de choses...


Parfois, d'un peu trop...


Ce qui entraîne de fréquentes sessions de vidange (kayak vide : 20 kilos ; kayak plein : 150 kilos...)


Mais c'est un régal pour tous... La planche contact des 504 photos susceptibles d'être tirées sur papier est prête... Il ne reste plus qu'à monter les 90 Go de vidéos sous la forme d'un beau DVD, ce qui va prendre quelques dizaines d'heures. Belle trouvaille, cette année : la caméra fixée à l'avant du kayak, qui filme l'usager... Associée pour la même descente à une caméra frontale sur le casque. On devrait parvenir à incruster l'une dans l'autre...

dimanche 1 juin 2014

Retour de séjour kayak 1

Chaque année, le service des sports de la mairie de Vaulx-en-Velin organise dix séjours en camping à Orpierre pour l'escalade et cinq à Saint Pierre de Boeuf pour le kayak. De quoi couronner de bien belle manière les séances d'EPS suivies pendant l'année.


Ces jours-ci, fait exceptionnel, suite à un échange de service avec une collègue, je participe à deux séjours de suite à Saint Pierre de Boeuf, une petite commune de 1 700 habitants située au sud de la Loire. Les parents d'élèves peuvent suivre quotidiennement nos aventures à l'aide du compte Twitter de la classe et/ou en téléphonant à leur enfant le soir.


Les activités sportives se pratiquent dans l'Espace Eaux vives du Pilat rhodanien, sur un plan d'eau et une rivière artificiels, alimentés par l'eau du Rhône.


Nos activités nautiques sont encadrées par deux moniteurs titulaires du B.E. La première séance consiste à se familiariser avec de "vrais" kayaks (qui nous changent des bateaux ouverts utilisés le plus souvent sur le plan d'eau de Miribel-Jonage, véritables péniches extrêmement stables en comparaison) et à réaliser nos premiers "bacs" (traversées du courant d'une rive à l'autre).


Nous avons eu droit à une première nuit et première matinée arrosées. En camping (et en kayak), c'est franchement désagréable... Heureusement, le reste du séjour fut parfaitement ensoleillé et chacun a, du coup, bien été conscient de la chance que nous avions.


Comme cinq classes de Vaulx-en-Velin participent successivement au séjour kayak, nous n'avons pas à effectuer de montage/démontage du campement. Ce sont des employés municipaux qui réalisent ce (gros) travail : tentes, marabout de 25 m2, marabout-cuisine, réfrigérateurs, cuisinière, tables, chaises, etc.) Du grand luxe !


Comme le camping de la Lône est loin de faire le plein en cette saison, nous bénéficions de beaux espaces de détente.


Les repas, dont nous avons décidé du menu, sont préparés sur place. Deux employés municipaux sont chargés de l'intendance et font quotidiennement les courses pour nous permettre d'être assurés de la fraîcheur des aliments.


Une des après-midi de la semaine, celle du mercredi, est réservée au repos, aux jeux et à la visite du village.


La rivière artificielle, longue de 700 m, peut atteindre un débit d'une quinzaine de mètres cubes/seconde en journée (la nuit, il est réduit à 3 m3/s). Elle se scinde en son milieu en deux bras dont le "petit" (4 m3/s), ci-dessus, est parfaitement adapté aux premiers entraînements dans le courant.


L'échauffement matinal reprend le principe de la passe à dix ou d'autres jeux du même style.


Petite photo prise lors de l’initiation à la position de sécurité (allongé sur le dos, les pieds en aval, le corps en surface)... Autant dire que, là, ce n'est pas encore acquis, mais que l'élève est, au moins, à l'aise dans l'eau... ;o)


Le plan d'eau, alimenté par la rivière, voit son niveau varier de plusieurs dizaines de centimètres au cours de la journée.


Invention géniale : le tapis mécanique qui permet aux pratiquants nautiques de retourner à la source du cours d'eau, 7 mètres plus haut, sans quitter leur embarcation. Si vous avez déjà vu des élèves, en sortie, face à un escalator, je vous laisse imaginer l'état d'excitation mêlée d'appréhension de tout le monde lorsque la classe emprunte ce moyen de transport... :o)


Voici le sommet du tapis roulant, que l'on ne voit habituellement pas car il est immergé (cf. les traces visibles des niveaux d'eau nocturne et diurne habituels). Au passage, si les canards colverts mâles pullulent, nous n'avons vu qu'une seule femelle avec des petits. Les autres couvent-elles encore ? Mystère...


Un souci avec la vanne d'alimentation a d'ailleurs entraîné vendredi matin une coupure totale du courant pendant une demi-heure... Le temps pour les gros brochets de se demander ce qui se passait et s'ils n'allaient pas se faire récolter manuellement (ce qui est rigoureusement interdit bien que fort tentant). De telles coupures sont rares et réservées à quelques sessions de récupération pédestre d’alliances et de Gopro...


Sur la rivière se pratiquent également le raft (ci-dessus), l'hydrospeed, le hotdog et l'air boat. Quand on voit les dessalages spectaculaires que subissent les "rafteurs", on comprend que l'activité nécessite des gilets de sauvetage renforcés et ne soit pas autorisée aux écoliers...


Au fur et à mesure de la semaine, les élèves volontaires s'entraînent à passer des obstacles de plus en plus difficiles.


En récompense, ils ont parfois le plaisir de voir chavirer (ou pas) leur enseignant, qui ferme la marche... :o) Ci-dessus, à droite, un hydrospeed.


Quelques bons emplacements, alliés à un bon appareil photo, permettent de réaliser des clichés dont les tirages accompagneront le DVD-souvenir remis à chacun. Compter une bonne heure de montage sous Pinnacle Studio (hors gravure) pour une minute de film final... Le DVD des deux séjours fera plus d'une heure... Je vous laisse faire le calcul... d'autant que les DVD (j'aime me compliquer la vie) sont des Lightscribe et qu'il faudra donc les graver recto-verso... :o) Le jeu en vaut la chandelle : nous possédons une belle collection de films des séjours précédents et n'avons désormais que l'embarras du choix pour motiver les troupes en amont du séjour et présenter le projet aux parents.

Le coût pour les familles est de 25 euros pour les 5 jours (16,75 € demandés par la mairie, qui finance donc les neuf dixièmes du coût total ; le reste servant à acheter les DVD vierges, leurs boîtiers et les tirages d'une dizaine d'agrandissements-photos choisis par chacun parmi les 400 clichés pris pendant chaque séjour). Ces séjours, d'une intensité exceptionnelle, restent gravés dans les mémoires : quinze ans après, les anciens élèves se souviennent encore d'Orpierre et de Saint Pierre de Boeuf...


Un petit cadeau pour finir : une séquence de maths en kit, à construire soi-même à partir de cette unique photographie, que vous pouvez récupérer en pleine définition d'un clic gauche puis droit... Lecture de pictogrammes, calcul de durée d'ouverture, coût d'un séjour, tableaux de proportionnalité, etc. Bref, on doit pouvoir réviser quasiment tout le programme de résolution de problèmes du cycle 3 en se basant sur ce seul document... :o)

samedi 31 mai 2014

Parution de N'Autre école n°38 "Backstage ! (retour de stage)"

Après le supplément hiver alléchant, j'ai reçu les "actes" du stage co-organisé par la CNT, Sud Éducation, le GFEN et Questions de Classe(s) en janvier dernier.

Comme ses grands frères, ce numéro est librement consultable en ligne. Les versions numériques corrigent d'ailleurs une boulette de la version papier qui a fait sauter l'illustration des pages 32 et 33 :


Cliquez sur la couverture pour consulter la version numérique et ici pour accéder au site de la revue et en commander une version papier (4 €) ou téléchargeable (2 €).

Un stage sous le signe de la subversion (bouleversement, renversement des idées reçues) des pratiques pédagogiques, qui a comporté pas moins de 25 ateliers, dont les comptes rendus sont accessibles en ligne, sur le site Questions de Classe(s). Dans la richesse et le foisonnement des idées et du contenu, voici quelques éléments qui ont particulièrement attiré mon attention :
- Le "journal de pratique", présenté par Rémi Heiss, invite à un retour réflexif sur un fait quotidien (atelier 1);
- Un très beau texte de Noëlle de Smet sur le positionnement pédagogique de l'enseignant face aux droits des élèves (p.24) ;
- Une présentation du principe de la classe inversée par Anne Querrien (p. 44-45) ;
- La mise en place d'ateliers philo par Patrick Torro (p. 50-51) ;
- La radio au collège par Hélène Duvialard, qui donne des perspectives de développement à notre émission quotidienne dans les classes de cycle 3 de l'école...

Bref, une fois de plus, un sacré beau boulot... :o)

lundi 26 mai 2014

On a retrouvé l'ingénieur SNCF...

... oui, vous savez, celui qui a dit "c'est bon, ça passe", pour les nouveaux TER.


Avec sa belle camionnette rouillée, il s'est garé depuis 4 jours juste devant notre école...


Et je peux confirmer : avec les élèves, ça passe juste juste, en se faufilant entre sa poubelle à roues et le lampadaire...


Mais les personnes qui ont une poussette doivent contourner les voitures en marchant sur la chaussée. L'ingénieur SNCF n'a sans doute pas remarqué la gigantesque place située 10 mètres plus loin où il aurait pu se garer sans gêner quiconque.

dimanche 25 mai 2014

"Le petit maître" d'Alain Delacour

La section pédagogie de la Fnac Lyon-Part-Dieu est à pleurer (deux maigres rayonnages, à dix et quarante centimètres du sol, pour les motivés). Bon, l’intérêt, c'est que les nouveautés sont, de fait, mises en valeur puisqu'elles trônent à plat à portée de main des gens qui ne se baissent pas... C'est ainsi que j'ai feuilleté puis suis sorti du magasin avec Le Petit Maître d'Alain Delacour. L'auteur, écrivain public, y relate une série de conversations téléphoniques qu'il aurait eues avec un garçon du huit ans, désireux "d'apprendre des choses aux grandes personnes".


Cliquez sur la couverture pour accéder à l'ouvrage sur Amazon.

L'idée est sympathique, même si le chapitrage et certaines répétitions donnent l'impression que ce roman est constitué d'une série de chroniques publiées dans une revue. Je ne souscris pas à tout (en particulier à une sorte de délire new age en fin d'ouvrage sur les "couleurs", le manichéisme un peu facile et le lien des enfants avec un passé invisible qui serait oublié ensuite)... Non, la richesse du texte est ailleurs : celui-ci initie un questionnement sur la classe qui tombe pile-poil au moment où l'on envisage les aménagements de l'année prochaine, les projets dans lesquels il faudrait se lancer et que l'on n'aura pas l'occasion de mettre en place d'ici début juillet... Et puis il peut constituer une petite piqûre de rappel pour celles et ceux qui ont lu Le Jour où j'ai commencé à aimer l'école. Voici, ci-dessous, quelques extraits que j'ai notés...

"C'est pas parce que tu t'embêtais à l'école qu'il faudrait que nous, aujourd'hui, on s'y embête." (p.37)

"À l'entendre parler, de lui et de ses camarades, j'ai l'impression que les enfants d'aujourd'hui sont différents de ceux de ma génération. Ils paraissent moins dociles, plus éveillés, plus dynamiques, plus créatifs. Plus spontanés aussi : j'ai l'impression qu'ils disent des choses que nous n'aurions jamais osé dire il y a vingt ou trente ans. S'ils sont tellement différents, ce n'est pas étonnant que les méthodes éducatives qui marchaient à peu près quand j'allais à l'école, ne fonctionnent plus vraiment aujourd'hui. Elles sont loin d'avoir évolué à la même vitesse que les enfants." (p.38)

"Elle a un truc génial pour nous aider à progresser. Des fois, au lieu de nous faire faire une dictée, elle écrit au tableau un texte avec plein de fautes. Eh ben je peux te dire, quand c'est la maîtresse qui les fait les fautes, on les voit tout de suite." (p.43)

"On joue aussi au Scrabble ou au Diamino." (p.44)

"Un jour, après leur exposé, des élèves-prof ont proposé de faire une interro." (p.48)

"D'abord, tu commences par rédiger un énoncé. Quand t'as fini, tu le montres à la maîtresse. Si c'est trop facile ou trop difficile, elle t'aide à changer des choses. Quand c'est bon, tu vas écrire au tableau l'exercice que tu as inventé. Les autres, ils doivent marquer le résultat sur leur ardoise et te le montrer." (p.49)

"Je serais curieux de savoir ce qu'il y avait comme promesses dans vos programmes.
– C'était du style : "On téléphonera aux élèves malades le soir pour savoir comment ils vont [...]."
(p.65)

"Tous les jours, avant la fin de la classe, t'as un élève qui dit ce qu'on doit mettre dans nos cartables pour faire nos devoirs à la maison." (p.74)

"Quand elle rend les copies, elle met toujours deux notes : une note de correction et une note de progression." (p.104)

"C'est vrai qu'on a tendance à s'imprégner de l'état émotionnel de la personne, ou "des" personnes, en présence desquelles on se trouve. C'est vrai pour les adultes, mais sûrement davantage encore pour les enfants. Ça peut être instructif, d'ailleurs : quand nos enfants sont énervés, ça peut nous aider à nous rendre compte qu'on l'est nous-mêmes." (p.114-115)

"Qu'est-ce que tu veux, nous vivons dans un monde matérialiste. On aime bien être entourés d'objets. Sans doute ont-ils une fonction rassurante pour les grandes personnes. Un peu comme les doudous ou les jouets pour les petits enfants." (p.116)

"À nous, les parents, les enseignants, d'aider ces dons à se révéler." (p.166)

J'ajouterai que l'épisode des additifs alimentaires (p.60) a certainement initié une recherche que nous avons faite en classe récemment sur les ingrédients d'une immonde soupe de vermicelles aux crevettes que nombre d'élèves dévorent quotidiennement crus en guise de... goûter. 17 additifs, dont 8 qualifiés de toxiques à très toxiques...

Le petit maître, Alain Delacour, Éditions Le Souffle d'Or, Collection Naître et grandir, 184 p., mai 2014, 12,50 €, ISBN 978 2840058511 4

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