Quoi de neuf ?

mercredi 3 mai 2017

L'anglais par les tee-shirts

Une fois n'est pas coutume : voici un petit article mais un gros fichier (110 Mo). D'une part parce que maintenant que j'ai la fibre optique, je peux le faire ;op. D'autre part parce que 40 photos A4 alourdissent forcément un pdf... Voici donc le récit d'une petite activité qui a involontairement modifié la façon dont les élèves s'habillent... Si le fichier est trop long à charger directement, le mieux sera sans doute de l'enregistrer d'un clic droit sur l'image ci-dessous avant de chercher à l'ouvrir.


Cliquez sur la miniature pour accéder au document complet.

vendredi 28 avril 2017

Le Musée des Confluences (5)

Depuis quelques semaines de belles affiches fleurissent dans Lyon ; elles annoncent la nouvelle exposition temporaire du Musée des Confluences : "Venenum - un monde empoisonné". Aucun rapport (a priori) avec un des résultats possibles de l'élection présidentielle... L'inauguration, qui a coïncidé avec le début des vacances de la zone C B A, a assuré un beau succès de fréquentation. Comme je m'y rendrai avec mes élèves le 8 juin, j'ai effectué une première visite préparatoire. Une seconde, plus précise, permettra de mettre à jour le carnet de visite établi précédemment, en incluant les nouvelles salles, dont la prometteuse "Carnets de collections" qui ouvrira le 16 mai prochain.


La visite débute par la Plaque Campana, une argile peinte d'époque romaine qui représente Égée, roi d'Athènes, tentant d’empoisonner Thésée, l'héritier légitime du trône.


S'en suit (entre autres) une grande toile représentant la mort de Démosthène, opposant à Philippe II de Macédoine, empoisonné parce qu'il a mordillé son calame (voilà qui devrait servir à l'édification des élèves qui en font autant avec leur stylo).


Cette sympathique Cléopâtre Théa (164-121 av. J.-C.), reine de Syrie, tente d'empoisonner son fils un peu trop indépendant à son goût.


Néron, aidé par Locuste, testant sur un esclave le poison qu'il utilisera sur Britannicus.


Catherine de Médicis, qui aurait utilisé quelques savoirs florentins pour "éloigner" la concurrence.


Une timide rascasse volante, parfois mortelle pour les humains.


Un poisson-feuille, qui n'attend pas l'automne pour faire tomber ceux qui lui marchent dessus.


Un serpent-liane (couleuvre verte à long nez) qui, tout comme une candidate à la présidentielle, est opistoglyphe.


Un squelette de vipère du Gabon. Un serpent qui n'est pas spécialement agressif tant qu'on ne lui marche pas dessus. Et, en gros, c'est la dernière chose que l'on fait dans sa vie.


Cela me rappelle une liqueur de cobra que j'avais goûtée une fois. C'était assez infâme. Cela ne vaut pas le plat de côtes de python à la bière (cuisine gabonaise)...


Une belle mise en scène, très sombre, comme toujours. On espère juste qu'aucun pensionnaire ne se fera la malle...


Qui a dit que les grenouilles étaient vertes ? Le dendrobate à tapirer bleu perd sa toxicité en captivité. Matière à réflexion...


Une rainette jaguar, qui puise elle aussi, vraisemblablement, la toxicité de son mucus dans son alimentation d'origine.


Il existe près de 500 espèces de poissons vénéneux. La toxine des tétraodons, par exemple, n'a pas d'antidote connu.


Une sympathique veuve noire, dont l'alpha-latrotoxine est quinze fois plus toxique que le venin du serpent à sonnettes... et intéresse les laboratoires pharmaceutiques.


De petites méduses bleues (que l'on consomme en Chine et en Indonésie).


Une pipe en amiante. Mieux que le Tac-o-Tac : on a double sa chance de cancer en un seul tirage !


Les animations vidéo ne sont malheureusement pas audibles lorsqu'il y a un grande fréquentation de la salle... Le son, très directionnel, est trop faible. On se contentera donc de se demander quelle est cette chouette police de caractère que l'on retrouve un peu partout...


On ne le dira jamais assez : "Ne mangez pas les salamandres". D'ailleurs, le code couleur est très clair. La toxine qu'elles sécrètent est nommée "salamandin". On croirait presque qu'il s'agit d'une confiserie régionale...


De l'arsenic (sans les vieilles dentelles).


Du cinabre, dont on extrait le mercure liquide.


Du plomb natif (cérusite, galène...)


Un sympathique mélange d'arsenic et de plomb peu apprécié des doryphores. Son usage est inexplicablement interdit en France depuis 1971, certainement sous la pression du lobby des cancérologues.


Une mygale saumonée.


De mon point de vue, elle tient tout de même plus de l'arachnide que du poisson. Mais je ne suis pas éthologue.


Le loris lent lèche régulièrement les glandes qui, dans ses coudes, produisent des substances toxiques. Cela lui permet de rendre ses morsures venimeuses et de rendre ses petits impropres à la consommation pour ses prédateurs. Sympa, la peluche !


Nous retrouvons notre pauvre ornithorynque, qui a donc changé de salle. La naturalisation de son bec me laisse toujours aussi sceptique : on dirait un bout de plastique mal ajusté. Les mâles possèdent un éperon venimeux sur leurs pattes arrières capable de tuer un chien. Cet éperon est atrophié chez les femelles, ce qui les différencie d'une candidate à la présidentielle.


Plein de petites bêtes que l'on préférerait ne pas retrouver au fond d'une de ses chaussures...


Le serpetum museensis adore, de façon assez inexplicable, se lover dans les bocaux de formol. Bizarre.


"Votez pour moi" crie le marchand de mort aux rats.


De quasi-hologrammes évoquent les liens entre humanité et produits toxiques.


Des boîtes de médicaments qui sont du plus bel effet dans la pharmacie familiale : des doses injectables de sérum antivenimeux. Certains contrepoisons étant aussi dangereux que le venin d'origine, ne pas oublier d'apporter sa mygale avec soi quand on se rend aux urgences... Pas très loin (mais difficile à photographier sans flash), on trouve un bézoard monté sur bague... Les fans de Harry Potter apprécieront (ou encore mes élèves, qui se souviendront que nous avons évoqué les propriétés magiques prêtées à cet objet lors de notre lecture de la BD d'un de nos abonnements de L'école des loisirs "Aliénor Mandragore").


Près de la sortie, un panneau rappelle l'intérêt pharmacologique de nombre de plantes vénéneuses ou de toxines animales.


Bonne nouvelle : quelqu'un a fini par se dire que laisser le public marcher sur des dalles de verre fendues 10 mètres au dessus du sol représentait peut-être un danger. Vivement que cette grande âme se rende compte que les marches extérieures se transforment en patinoire dès qu'il pleut.


En sortant, on peut découvrir la petite exposition de la salle 15 : "Potières d'Afrique".


Quelques vases (pas ceux-ci) peuvent être touchés (délicatement) par le public. Merci de cette confiance !


On aura une petite pensée pour le surveillant, qui entend grincer et claquer 12 000 fois par jour le portillon automatique qui non-gère les entrées.


L'expo est courte et relativement minimaliste, mais nettement moins WTF que celle qui lui fait face et qui porte sur... les pieds (enfin, les vieilles chaussures) !


"Et le prix Nobel de la cervicalgie est attribué à..."


L'ultime salle offre un contraste coloré intéressant.

Cette exposition sur "un monde empoisonné" est visiblement une réussite. L'ensemble des sujets est abordé (je n'ai pas photographié les tablettes présentant les plantes toxiques, ni les oiseaux vénéneux que j'ai apparemment manqués) et l'on ne s'ennuie pas une seconde. On regrettera juste que les passages soient un peu étroits (surtout quand des poussettes viennent y stationner) et les documents sonores peu audibles en cas de haute fréquentation. Le manque de lumière est compensé par une belle utilisation des vidéoprojecteurs qui subliment les bannières pendues un peu partout. Je sens que nous allons nous régaler en juin !

Comptes rendus de certaines visites précédentes : 1 2 3 4

mardi 25 avril 2017

Colloque d'Agde sur les difficultés scolaires

Et voilà, après quelques journées bien remplies à Pont-Saint-Esprit lors du stage "auteurs Pidapi" (que nous avons quitté avec plein de belles choses à faire)...


...ce sont 80 participants qui se sont retrouvés à Agde pour le colloque sur la coopération et la difficulté scolaire organisé par l'ICEM 34 et Pidapi.


Véronique Druot (CM2 - Gers) nous a présenté sa classe.


Ce qui a ensuite donné lieu à l'organisation d'ateliers thématiques... Dans l'un d'entre eux, nous avons échangé sur la monnaie intérieure.


Ensuite, c'est Camille André-Martinez (maternelle - Gard) qui a présenté sa classe.


Le soir, Sylvain Connac a "malmené" les participants consentants avec un Q-sort sur les inégalités scolaires.


Le lendemain, Marc Bellot (Ulis-collège - Gers) nous a fait découvrir le dispositif coopératif original qu'il a mis en place. Grand témoin, Jean-Claude Aparisi a clos le colloque. Se sont insérés, bien entendu, de nombreux temps informels... Les repas (Batipaume place à un autre niveau ce que l'on nomme "restauration collective"), quelques jeux de société (l'excellent Wink qui vous met dans la position de l'élève en train de tricher et le nom moins excellent jeu coopératif Magic Maze qui vous oblige à coopérer en vous interdisant de communiquer avec les autres !), des papotages... La mémoire du colloque sera progressivement mise en ligne ici.


Le seul hic provient finalement du commissariat du 8e arrondissement de Lyon ou bien de la mairie, qui n'ont pas transmis ma procuration établie mercredi au bureau de vote et m'ont obligé à rentrer fissa...

Dans les bonnes nouvelles, on notera l'organisation d'un stage de formation à l'utilisation de Pidapi début juillet à Pont-Saint-Esprit (près d'Orange). Toutes les infos ici.


mardi 11 avril 2017

Quand les élèves de García Lorca influencent la présidentielle ;o)

Petit passage surprise devant l'école, ce mardi soir, vers 17h30, de Benoît Hamond, accompagné de l'ex et vraisemblablement future maire de Vaulx-en-Velin, la secrétaire d'État Hélène Geoffroy. S'en suit un court échange à travers les grilles avec des élèves, dont certains pensent voir le président de la République. Précisons que le bureau de vote qu'héberge notre école offre à chaque fois des résultats qui plaisent aux élus socialistes... Benoît Hamond se rendait ensuite à un meeting à Villeurbanne. Il y a trois semaines, c'est François Hollande qui visitait le Planétarium, de l'autre côté de la rue. Les images sont tirées de Quotidien (Bangumi - TMC).











Comment ça, "C'était de l'humour" ? La vidéo peut, pour l'instant, être vue en ligne dans la première partie du Quotidien du 11 avril 2017 (à 5:48).

Pour le maintien d'une totale neutralité du service public, je ne vois guère comme possibilité qu'une venue des 10 autres candidats (bon, enfin, s'il n'y en a que 9, ce n'est pas grave)...

lundi 13 mars 2017

Un défi d'actualité : l'année 2016

Après le défi 2013, le défi 2014 et le défi 2015, voici l'année 2016 en un recto-verso... Aïe, aïe, aïe, ce n'était pas la joie. On trouve cependant quelques petites sondes spatiales, victoires sportives, etc.

L'organisation générale reste très libre : des binômes, si possible d'âges différents, se constituent et travaillent pendant une heure environ sur le recto avant de passer au verso (ou bien d'attendre un temps de travail personnel pour le faire). Pensez à baisser le son de votre ordinateur à tout hasard, avant de lancer les fichiers audio ci-dessous... ;o)

Calendrier général (recto) :


Article sur le jeu de go (nous l'avons complété par un visionnage d'un extrait de la série animée évoquée) :



Cliquez sur une des pages pour accéder au document complet au format A3.


Pas toujours simple d'imprimer en A3... Notez qu'il y a cependant de grandes chances pour que le photocopieur de votre établissement le permette, si vous le branchez sur un ordinateur en USB ou avec un câble réseau RJ45... Il est également possible, en jouant avec les propriétés de l'impression, d'imprimer en A4, en bonne qualité, et d’agrandir le tout lors de la photocopie. Voici, comme d'habitude, les fichier audio mp3 n°1 et fichier audio mp3 n°2 (Jeu de go) du texte à télécharger d'un clic droit (particulièrement destinés aux "petits lecteurs")...

Dans les questions "classiques", vous aurez vraisemblablement droit au "Dans les mots croisés, il n'y a pas de mois indiqué pour "les FARC"..." C'est exact, car ils sont cités à plusieurs reprises.


Et vous pleurerez peut-être intérieurement si l'un de vos élèves vous demande pourquoi aucun mois n'est indiqué au sujet des Jeux Olympiques d'été... ;o)


Allez, plus que 4 ans et les élèves pourront commencer à bosser sur le défi de leur année de naissance ! :o)


dimanche 12 mars 2017

DVD "Une journée dans la classe de Sophie"

Une bonne nouvelle de plus dans le monde du documentaire pédagogique : la sortie en DVD du film de Jean-Marc Thérin et Claire Lebrun intitulé "Une journée dans la classe de Sophie". Un titre qui n'est pas sans rappeler la sympathique collection de nos amis d'Odilon, les Odidocs 12, 13 et 14.


Cliquez sur la jaquette pour accéder au site du film.

Sophie Billard travaille en cycle 2 dans une école de 15 classes de Saint-Ouen (93). Elle a été fortement inspirée dans son évolution pédagogique par l'ouvrage "Pour une école du 3e type ou la pédagogie de la mouche" de Bernard Collot.

Les Céméa ont réalisé un beau guide de présentation et d'accompagnement du visionnage de 11 pages, téléchargeable ici. La page Facebook du film permet de se tenir au courant des projections et des rencontres. Si vous décidez d'opter pour une commande du DVD, surmontez le pic d'adrénaline dû à la première indication du montant des frais de port : ils ne sont pas de 15 mais de 2 €. Le DVD revient donc à 19 euros... J'ai reçu le mien une semaine après l'avoir commandé.

lundi 6 mars 2017

Nouvelle séance de rattrapage

Mardi 7 mars à 20h30 à Villeurbanne, au cinéma Le Zola, aura lieu une projection du documentaire de Mathilde Syre. À son issue, nous pourrons échanger et débattre avec Nicolas Vallot, l'un des enseignants filmés... La billetterie ouvre 20 minutes avant.


Cliquez sur l'affiche pour accéder à la présentation du film sur le site du cinéma.
Le site du film

lundi 6 février 2017

Colloque sur les difficultés scolaires

Ça y est, les inscriptions sont ouvertes pour le prochain colloque ICEM 34-PIDAPI. Les 22 et 23 avril prochains nous aurons le plaisir d'assister à une conférence de Jean-Claude Aparisi, de nous faire présenter les classes de Camille André-Martinez (maternelle), Véronique Druot (CM2) et Marc Bellot (Ulis collège) ainsi que de participer à des ateliers basés sur ces différentes interventions. Sylvain Connac organisera un Q-sort sur l'hétérogénéité (de quoi donner des sueurs froides à ceux qui ont survécu au Q-sort de l'an dernier ;o) ). Le tout, bien entendu, dans le très agréable centre Batipaume... Les temps informels seront également de la partie... On s'en régale d'avance (et pas seulement parce que la restauration collective y est plutôt haut de gamme)...


Cliquez sur l'illustration pour accéder
à la page de présentation et d'inscription.

vendredi 3 février 2017

Séance(s) de rattrapage

Le documentaire de Mathilde Syre poursuit sa belle vie dans des dizaines et des dizaines de salles en France, souvent accompagné d'un débat. Bonnes nouvelles pour les rhônalpauvergnats ou les auvergnalpins qui n'auraient pu assister à la projection lyonnaise à guichets fermés de novembre dernier : deux nouvelles séances sont programmées. La première aura lieu ce vendredi soir à 20h30 au Toboggan de Décines-Charpieu, en présence de Mathilde Syre, de Nicolas Vallot et de quelques uns de nos élèves. La prochaine se passera au cinéma Le Zola de Villeurbanne, le mardi 7 mars à 20h30, en présence de Nicolas Vallot. Le site du film (j'adore l'usage du compas...)
La page de l'événement sur le site du Comœdia

La page du film sur le site de l'Arlequin

vendredi 9 décembre 2016

Faites de l'anglais, qu'ils disent...

En classe, nous ne perdons pas une occasion de travailler les langues étrangères, essentiellement l'anglais, l'espagnol (section bilangue au collège de secteur oblige), le latin et le grec ancien... Tous les mots du quotidien y passent : Quick, fastfood, Freebox, monocycle, salle polyvalente, etc.

Ce jeudi soir, à la sortie, une petite CP arbore une robe scintillante :


Comme j'en ai l'habitude, je lui demande si elle sait ce que cela veut dire, m'apprêtant à lui indiquer que cela signifie quelque chose du genre "fille libérée" (délivrée, etc. ;o) ), lorsqu'un de mes CM1 passant par-là répond du tac au tac : "Ben oui, ça veut dire "Fille gratuite"."

Je sens que l'on va bosser un peu la polysémie...

mercredi 2 novembre 2016

Jeu de piste dans l'école

Voici un autre article que je m'étais promis d'écrire depuis longtemps... Il porte sur un jeu de piste installé dans les couloirs de l'école.


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Le jeu est fixe, mais le contenu des petites affiches est prévu pour pouvoir être utilisé par des classes de différents niveaux. Repérage sur plan, décodage de caractères en braille, recherche de pays européens non-membres de l'UE ou, à l'inverse, des membres de l'UE, déduction à partir de différents concepts...


La partie la plus complexe est une reprise partielle du jeu de société Concept. Si l'idée vous plait, il vous faudra vous le procurer : je n'ai bien entendu pas pu mettre les illustrations originales dans le fichier...


J’explique également comment réaliser (assez) facilement un plan de son école “à l'échelle”. L'idée est d'ailleurs aisément transférable à d'autres lieux publics : j'ai proposé le même jeu aux enfants des stagiaires de l'ICEM 34 dans le centre de l'ADP du Gard qui nous accueillait. Ça a bien plu aussi...

mardi 1 novembre 2016

L'intendant du jour

Un des intérêts des stages pédagogiques est que les échanges avec les collègues font apparaître l'intérêt de présenter et d’expliciter certains fonctionnements... et que les demandes limitent la procrastination. ;o) Voici donc un petit article et un fichier modifiable sur une "institution" mise en place dans la classe il y a 3 ans (!). Celle-ci m'a rendu et me rend un grand service ; j'ai nommé : l'intendant du jour.


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Un élève (volontaire) est chargé d'une grosse partie de la gestion matérielle de la classe. La tâche étant lourde, cette fonction est attribuée à une personne différente chaque jour. Cela permet de dégager un temps certain que l'on peut consacrer à des interventions plus spécifiquement pédagogiques ou didactiques. L'intendant est aidé en cela par un livret, dont j'ai reproduit une feuille...

lundi 31 octobre 2016

La classe des Petits Loups en CP

Un petit coup de pouce à un site qui démarre, plutôt orienté début de cycle 2 :


Cliquez pour accéder au site.

dimanche 30 octobre 2016

Retour de stage

Les quatre journées fort sympathiques du stage d'automne de l'ICEM 34 à Pont-Saint-Esprit se sont donc achevées ce vendredi. Comme toujours, ce fut un régal, dont je vous invite à retrouver quelques morceaux choisis en musique, avec ces extraits de la "B.O.S.” (la Bande Officielle du Stage)...


“Penn Sardin”


“Sans la nommer” (d'après Georges Moustaki)


"Ahuna Ya Tswanang Le Yeso"


“Shalom Chaverim”


“J'aime l'ail et la ciboulette”


L'équipe de préparation s'est réunie la veille pour apporter la touche finale nécessaire au bon démarrage du stage.


Le jour dit, lors du premier conseil, les organisateurs ont symboliquement déposé leurs "gilets jaunes", laissant à l'ensemble des participants de ce stage autogéré la responsabilité du déroulement de la semaine.


Les stagiaires ont donc quotidiennement organisé les grilles d'ateliers, en tenant compte autant que possible des demandes et des propositions. Les sujets plus faciles à traiter ou bien n'ayant pu trouver place dans l'emploi du temps, ont pu être évoqués lors des "repas d'affaires" (regroupements de stagiaires lors des repas).


Parmi les belles découvertes, celle du Thymio II (côtoyer Agnès coûte cher : les geeks, qu'ils soient des villes ou des montagnes, doivent éviter de se rencontrer... ;o) )


Les nombreux ateliers n'étant pas forcément photogéniques, les illustrations de cet article porteront plus spécifiquement sur le marché de connaissances (au passage, les recherches de Sylvain Connac font apparaître que cette pratique est apparue dans les écoles primaires à l'initiative de membres du GLEM (le Groupe Lyonnais de l'École Moderne), comme Roger Beaumont, Chantal Nay et Patrick Chrétien). Ici, on voit comment faire de belles choses avec les serviettes en papier récoltées (ou pas) en fin de repas.


L'expression des émotions, au cœur de la communication non-violente.


Un atelier "pâte Fimo" en plein air...


...où l'on apprend à créer de belles perles.


La confection de têtes en argile.


Un essai de crayon coopératif (à mon humble avis, après test de la chose, je crois que c'est l'outil le plus à même de déclencher la prochaine guerre mondiale...)


De la calligraphie...


...au calame et à l'encre magique...


...(qui change de couleur lorsqu'on la met en contact avec un révélateur, certainement très bio ;o) )


Expérience autour de la thixotropie du mélange Maïzena/eau.


À l'heure du GPS, une idée qui en jette pour recycler ses anciennes cartes routières.


Accompagner des chansons enfantines à la guitare avec seulement deux accords.


L'utilisation des perles à compter Montessori, avec l'un des 30 enfants présents en plus des 80 adultes. Forcément, quand on passe ses vacances avec des instits, on finit tôt ou tard par servir de cobaye... ;o)


Les cubes du trinôme Montessori permettent de calculer de remarquables identités remarquables.


Les meilleures choses ayant une fin, il va falloir songer à s'arrêter, là...


...en récompense, on peut jouer avec le jeu de construction, à la fin. ;o)


Apprendre à jouer un air à l'harmonica.


Tiens, si nous nous remettions au tressage de bracelets brésiliens ?


Les rouleaux d'essuie-tout peuvent se transformer en fleurs.


Quelle bonne idée : créer sa fleur des langues...


Nom d'un petit bonhomme : il y a des polyglottes dans le coin !


Création de moules pour les symboles grammaticaux en pâte Fimo, avec du joint en silicone et de la farine.


No comment : tout y est.


Un des instruments de "retour au calme" : le bol tibétain...


...ainsi qu'un autre dont j'ignore le nom, mais dont le son est surprenant.


Gros succès pour le stand de création de lampes à lave instantanées.


La peinture à la bille...


...façon Jackson Pollock.


Impressions en pâte à modeler...


...à partir de moulage d'objets (ici, une partie de pince à linge).


Réaliser une fleur au crochet...


...en voici une !


À l'issue du marché de connaissances, chacun a été invité à réaliser son bilan personnel.


Cécile a appris aux volontaires à réaliser un lunchbag à la machine à coudre. Ouah, c'est l'atelier "trousses" de l'an dernier, mais niveau 2...


Pour connaître l'endroit le plus chaud d'une maison, il suffit de chercher le chat. Pour repérer une zone de wifi ouvert, il suffit de chercher les ados à smartphone (attention toutefois, parfois il s'agit simplement d'un spot à Pokémons rares). ;o)


Le jeudi soir, une soirée chants a complété les habituelles soirées jeux de société ou réunions diverses.


Les Éditions Célestines (qui ont le vent en poupe grâce aux nombreuses projections du film "École en vie" de Mathilde Syre) étaient, comme toujours, représentées.


Vendredi matin, un dernier bilan a clos ce chapitre annuel (qui se poursuit néanmoins sur une liste de diffusion dédiée)...


...tout comme les "cibles" permettant d'avoir une vue plus précise, pour chaque élément de l'organisation du stage.


Chacun(e) a rendu son badge (qu'il/elle pourra retrouver la prochaine fois).


Vivement l'édition 2017, que nous puissions nous retrouver et poursuivre nos échanges au sujet des messages clairs, de l'intendant/président du jour, de l'anglais et des autres langues, des plans de travail, de l'écrit en maternelle, des créations et balades mathématiques, de la grammaire, de l'histoire de la pédagogie Freinet et de la pédagogie institutionnelle, de la bienveillance, de la misogynie de la langue française, etc... D'ici là aura lieu le colloque Pidapi/ICEM 34, les 22 et 23 avril prochains...

lundi 24 octobre 2016

''Renommer'' de Sophie Chérer

Il y a deux ans, nous avons eu la joie d'accueillir Sophie Chérer à l'école, dans le cadre des AIR (qui se sont désormais détournés du primaire pour s'orienter vers le collège... Sniff...) Un des intérêts d'une classe de cycle, enfin... de CE2-CM1-CM2 est l'inscription dans le temps, si bien qu'une partie des élèves toujours présents ont vécu cet événement, ceux venus l'année suivante se sont réjouis de découvrir le nouveau roman "Mathilde fait un tabac", et ceux arrivés cette année bénéficient des souvenirs mêlés de ces deux expériences (sans compter les ouvrages de Sophie Chérer, toujours disponibles dans la classe).

Voici que sort, ces jours-ci, un essai de l'auteure, illustré (excusez du peu) par Philippe Dumas. J'ai eu le plaisir d'en recevoir un exemplaire dédicacé. :o)


Cliquez pour retrouver l'ouvrage sur Decitre.fr

- De quoi s'agit-il ?
- Des mots.
- Des mots ?
- Oui, des mots.
- Mais, 276 pages sur les mots, n'est-ce pas un peu beaucoup (Jean-Paul Sartre lui-même n'a tiré que 210 pages sur le sujet, et encore, en parlant de son enfance au milieu) ?
- Certainement pas. Tout d'abord il y a les illustrations de Philippe Dumas, qui donnent de belles couleurs aux-dits mots, et puis, des mots, il y en a beaucoup.
- Sont-ce des mots compliqués ?
- Il y a bien "épitrochasme" ou "homéotéleute" (p.186), mais la quasi-totalité des mots évoqués font partie de notre vocabulaire courant.
- Si ce sont des mots de tous les jours, nous les connaissons déjà. Alors à quoi bon lire un livre dessus ?
- Eh bien, justement, parce que ces mots ont une histoire, et que celle-ci les dote d'un sens et d'une valeur que nous méconnaissons bien souvent. Nous prenons pour synonymes des termes qui n'en sont pas.
- Auriez-vous des exemples en tête ?
- De nombreux... J'imagine que, pour vous, une condamnation "symbolique" n'a que peu de poids...
- Effectivement...
- Qu'avoir un emploi ou un métier, c'est peu ou prou la même chose.
- Ce n'est pas faux...
- Qu'un supérieur hiérarchique a finalement le droit de vous pourrir la vie...
- Malheureusement, n'est-ce pas quelque part sa fonction ?
- Je ne saurais vous conseiller qu'une chose : précipitez-vous sur "Renommer", délectez-vous des sept grands thèmes qui le composent (nature, noms propres, sentiments, économie, société...), prenez le temps de le lire comme on a pris du temps pour l'écrire : lentement. Amoureusement. Énergiquement. Vous en éprouverez le besoin de reprendre en main votre vocabulaire. Vous ne verrez plus la langue de bois des politiques du même œil. Vous adorerez les citations qui introduisent chaque chapitre. Vous vous passionnerez pour l'étymologie. Et, surtout... surtout...
- Surtout quoi ?
- Vous parviendrez peut-être à échapper à la mellonalgie.
- La quoi ?
- La mellonalgie.
- Qu'est-ce donc que cela ?
- Lisez l'ouvrage, vous dis-je.
- Je m'en fous, j'ai mon smartphone et "GIYF"... Ah ben non... Je ne trouve rien. Je peux commander l'ouvrage sur Amazon ?
- Si vous voulez vraiment faire plaisir à l'auteure, passez plutôt un coup de fil au libraire de votre quartier. Ces mots-là, ils faut les choyer, pas les faire naviguer entre deux prospectus...

Quelques morceaux choisis :

"Mal nommer un objet, c'est ajouter au malheur de ce monde (Albert Camus)" (p.22)

"À la Renaissance, du XIVe au XVIIe siècle, croître et végéter signifiaient à peu près la même chose." (p.45)

"Si l'on en croit l’étymologie, il est difficile d'être content tout seul. [...] Et il est plus impossible encore de rester désolés à plusieurs." (p.96-97)

"Dans le temps, même le futur était mieux. (Karl Valentin)" (p.104 sur la mellonalgie)

"Si vous voulez accomplir un geste symbolique, ne brûlez pas le drapeau, lavez-le. (Norman Thomas)" (p.113)

"Dans l'Antiquité, le symbole désignait quelque chose de très concret, un objet coupé en deux, un jour, par deux amis, pour être partagé. Un morceau de bois dont les descendants respectifs et successifs des deux familles se transmettaient chaque moitié, pour marquer leur alliance ancestrale. Quand deux de leurs membres se retrouvaient au même endroit, au même moment, ils joignaient les deux bouts et le symbole pouvait reprendre sa forme initiale, son intégrité, sa force. [...] Les gestes et les actions authentiquement symboliques ne divisent pas, ils unissent. Ils ne séparent pas, ils réconcilient. Ils n'accumulent pas de barrières ni de murs, ni de barbelés, ils trouvent un terrain d'entente. Ils frappent les esprits, jamais les corps. Si la somme d'argent infligée à titre de peine par le tribunal est dite "symbolique", ce n'est pas en raison de sa modicité, c'est parce que les juges considèrent qu'elle va suffire à faire renouer le coupable avec sa victime, ou, encore mieux, avec la société tout entière." (p.113-117)

"Un sacrifice digne de ce nom engage l'être entier, corps et âme, corps et biens. Il ne saurait être imposé de l'extérieur. Sa décision est une adhésion, un élan qui ne peut surgir que du fond de la conscience." (p.151)

"Il vit une bête munie de tentacules cracher de l'encre, ce qui lui fit penser à son écritoire, en latin le
calamarius, et à ses calames, les roseaux à écrire qui crachotaient parfois de l'encre et faisaient des taches partout, aussi appela-t-il l'animal calamar." (p.157)

"École : du grec
skhole, arrêt, relâche, trêve, repos, loisir, temps libre. [...] Vous pensiez que l'école des loisirs, le nom de l'éditeur de ce livre, était un oxymore ? Eh bien non, c'est un pléonasme. Et c'est l'expression "école de commerce" qui constitue un parfait oxymore." (p. 195-196 negotium : non-loisir, négation du temps libre, donc occupation, affaire)

"Frappes chirurgicales : celle-là est particulièrement odieuse. Inventée par l'armée américaine dans le but de nous faire croire que les bombardements de civils peuvent être propres, précis, silencieux et sans douleur, comme sous anesthésie. Sans une goutte de sang qui coule, peut-être aussi, tant qu'on y est ? Et puis, soyons fous, elles iraient jusqu'à guérir, ces attaques. Voilà un abus de langage qui mérite une bonne frappe chirurgicale (du grec
cheiros, la main), la seule qui vaille : une paire de claques." (p.228)

"A.V.I.O.N. : Appareil Volant Imitant l'Oiseau Naturel" (p.241 véritable acronyme inventé par Clément Ader)

"Les ordinateurs sont inutiles : ils ne donnent que les réponses (Pablo Picasso)" (p.244)

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